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Cinq choses à savoir sur Francesca Schiavone

Cinq choses à savoir sur Francesca Schiavone

TENNISQui est la surprenante finaliste de Roland-Garros?...
A.P.

A.P.

De notre envoyé spécial à Roland-Garros

Francesca Schiavone n’en revient toujours pas. A 29 ans, l’Italienne – qui a bénéficié de l’abandon de la Russe Elena Dementieva en demie– va disputer sa première finale en Grand Chelem. L’occasion ou jamais de faire connaissance avec une joueuse pas comme les autres.

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Elle entre dans l’histoire du tennis italien

C’est long trente-quatre ans. Depuis la victoire d’Adriano Panatta à Roland-Garros en 1976, l’Italie du tennis attendait sans trop y croire un successeur au flamboyant volleyeur. C’est finalement une femme qui est proche de réussir cet exploit. «Ils doivent être contents au pays», rigole Schiavone qui, avec sa copine Flavia Pennetta (15e joueuse mondiale), prouve que le tennis italien s’accorde surtout au féminin.

Elle éclate sur le tard

A l’âge où certaines profitent des joies de la retraite, la finaliste de Roland-Garros 2010 prouve qu’il n’y a pas d’âge pour entrer dans la cour des grandes. Mais surtout ne lui demandez pas les raisons de cette éclosion tardive: «Pourquoi tard? Tout le monde est différent. Moi, je ne devais pas être prête avant.»

Elle est drôle

A première vue, ce trait de caractère ne saute pas aux yeux. Francesca Schiavone apparaît aussi fermée et hargneuse sur un court qu’elle est drôle et ouverte une fois douchée. Limite chambreuse même quand un journaliste essaye de lui poser deux questions à la fois: «Du calme, une par une s’il vous plaît», balance-t-elle avec un petit sourire en coin. En bonne italienne, Schiavone ne manque jamais aussi de glisser un mot à cette maman qui l’a presque forcée à revenir au domicile familiale. «La Mama m'a dit: "Rentre à la maison!", j'ai dit non et elle a dit "si", et à la fin c’est elle a gagné.»

Elle a un rituel

Gustavo Kuerten dessinait un cœur sur le Central de Roland-Garros, Schiavone préfère l’embrasser. L’idée a surgi dans sa tête après sa victoire sur la Danoise Wozniacki en quart. Depuis, elle ne peut plus se passer du goût de la terre parisienne. «Un goût superbe», susurre-t-elle avec gourmandise.

Elle adore l’Inter Milan

Faut-il y voir un signe? Francesca Schiavone ne jure que par l’Inter Milan. Le triplé de son équipe favorite (coupe d’Italie, Série A, Ligue des champions) lui donne même des idées. «Je veux être l’Inter Milan du tennis» prévient-elle. Pas sûr que l’Australienne Samantha Stosur (son adversaire en finale samedi) accepte de jouer le rôle du Bayern Munich.