JO 2024: Livraison des équipements, sécurité et baignade dans la Seine, le plus dur commence pour Paris

JEUX OLYMPIQUES La formalité du vote du CIO passée, lil va déjà falloir penser à la livraison des Jeux et leur réussite...

Nicolas Camus

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Paris by night et by JO. C'est beau.

Paris by night et by JO. C'est beau. — STEPHANE ALLAMAN/SIPA

Il paraît que Tony Estanguet « a toujours un coup d’avance », comme le répètent ceux qui l’ont côtoyé pendant toute cette campagne. Alors on va tenter de faire pareil. Même si « cela ne diminue en rien l’émotion et l’importance de ce moment » (dixit le co-président de la candidature), le vote du CIO en faveur de l’organisation des Jeux olympiques 2024 à Paris, mercredi soir à Lima, n’est plus qu’une formalité. Il est déjà temps de se projeter vers la suite.

Le plus dur commence pour Paris, à savoir la livraison des Jeux… et leur réussite. Il est encore un peu tôt pour parler terrain et des moyens que devra mettre en œuvre le pays pour « former la génération 2024, celle qui ira gagner des médailles », comme l’a évoqué mardi la ministre des Sports Laura Flessel. L’ancienne escrimeuse a l’ambition de « doubler le nombre de médailles », par rapport aux 42 ramenées de Rio en 2016. Le chantier est colossal.

Dans l’immédiat, il va d’abord falloir régler les questions purement fonctionnelles. Après le retour de Lima et la visite du président du CIO Thomas Bach, le 21 septembre, le comité de candidature va être dissous. Selon les textes officiels, Paris a ensuite cinq mois pour créer son comité d’organisation - le CoJo, pour les intimes. L’objectif est qu’il soit opérationnel dès le début d’année 2018. « Je souhaite que l’on se projette dans la continuité, je continue à être impliqué en tant que président du comité d’organisation et Etienne Thobois en sera le directeur général », indique Tony Estanguet. Le triple champion olympique de canoë dirigera seul la manœuvre, Bernard Lapasset ayant expliqué qu’il se mettrait en retrait après Lima.

«Chaque dépense correspond aux besoins des gens, et non aux besoins des Jeux»

Une deuxième structure, la Solideo (présidée par Anne Hidalgo), verra ensuite le jour pour s’occuper spécifiquement de la livraison des équipements. Et sans dépasser le budget prévu (3,3 milliards d’euros sur les 6,6 de l’enveloppe globale). C’est LE sujet qui agite les foules quand on parle JO. C’est normal, les précédentes éditions ont explosé les budgets. Les dirigeants parisiens se veulent « extrêmement sereins » sur cette question, un des points forts de leur candidature.

Les premiers coups de pioche pour le centre aquatique et le village olympique sont prévus en 2019, pour une livraison entre la fin 2023 et le premier trimestre 2024. « Chaque dépense correspond aux besoins des gens, et non aux besoins des Jeux », dit-on au sein du comité de candidature. La formule est jolie, il faudra que le résultat soit à la hauteur.

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Autre enjeu majeur, la sécurité. Il est impossible, aujourd’hui, d’évaluer le risque terroriste au mois d’août 2024. Tout ce que l’on peut dire, c’est qu’il n’y aura pas en l’état d’augmentation du nombre de policiers et de militaires spécifiquement pour l’événement. Tout sera une question de redéploiement des forces existantes le moment venu. 186 millions d’euros seront tout de même alloués pour recruter des agents de sécurité dans le domaine privé.

Dernier élément à surveiller, la baignade dans la Seine, où auront lieu le 10 km en eau libre et le départ du triathlon. « L’idée est d’être prêt pour 2023, pour les test events des Jeux », nous expliquait-on à la mairie en avril dernier, à l’occasion d’un article sur le sujet. Le compte à rebours a commencé.