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JO: On a rencontré la voix française du podium des Jeux

JO 2016: «Mesdames et messieurs..», on a rencontré la voix française du podium des Jeux

JEUX OLYMPIQUESEt en plus, c'est lui qui parle en premier...
Romain Baheux

Romain Baheux

De notre envoyé spécial à Rio,

A l’époque, Pierre de Coubertin n’avait sans doute pas pensé à lui. Mais en instituant le français comme langue officielle des JO, le célèbre baron a filé du boulot et un joli voyage pour Yan Kuszak. Speaker de l’équipe de France de Coupe Davis, le Nordiste a été sélectionné pour devenir l’une des voix des cérémonies protocolaires. Oui, celle qui annonce les médaillés sur le podium. Petite démo.

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« Je ne me suis jamais mélangé les pinceaux »

Casque sur la tête, le Français attend le top calé à la seconde près pour se lancer, lui dont la langue marque le début de la cérémonie via le traditionnel : « mesdames et messieurs, la cérémonie des vainqueurs du… » « C’est très cadré comme moment. Quand tu te lances, il faut être à fond, glisse-t-il. Ça dure cinq minutes où ta concentration est à son maximum. Je touche du bois, je ne me suis jamais mélangé les pinceaux en pleine phrase. »

Et oui, ça se bosse un podium.
Et oui, ça se bosse un podium. - R.B.

Au Brésil, où il s’occupe des remises de médailles du tennis, du tennis de table et du foot, Yan veille surtout à s’éloigner le plus possible des climatisations omniprésentes du pays. « Il ne faudrait pas se retrouver avec un mal de gorge le jour J », souligne-t-il. Mais quand même, une question nous taraude

  • Les noms imprononçables, comment ça se gère ?

Petite satisfaction, Yan Kuszak ne se retrouve pas à sortir des patronymes de lutteur kazakh ou de marcheur chinois. « Je ne fais que lire les noms des officiels, c’est la personne qui finit en portugais le discours qui en est à charge des athlètes.Au tennis de table, j’ai quand même eu un doute en voyant arriver un certain monsieur N.G. de Singapour. Rapidement on m’a dit qu’il fallait le prononcer gneee. »

« Grâce à ces Jeux, je croise aussi des gens très différents et très intéressants, poursuit le Français. Par exemple, l’animatrice en charge du tennis, à qui j’ai filé un coup de main pour la compréhension des règles (il est aussi juge-arbitre), est une star de telenovelas ici. » OK, mais est-ce que Pierre de Coubertin lui a garanti son poste à elle ?