JO 2016: La championne olympique kosovare sous le coup d'une suspension en France pour dopage?
JUDO•La judoka Majlinda Kelmendi est la première médaillée de l’histoire du Kosovo après son sacre en -52 kg...W.P., avec AFP
Et si la belle histoire de ces Jeux olympiques de Rio était moins belle qu’il n’y paraît ? La judoka Majlinda Kelmendi, première médaillée de l’histoire du Kosovo après son sacre en -52 kg, est sous le coup d’une suspension provisoire en France, à en croire une source proche du dossier.
Un contrôle commandé par l’AFLD pendant un stage en juin
La Kosovare pourrait être sanctionnée pour avoir refusé de se soumettre à un contrôle antidopage, le 16 juin, alors qu’elle était en stage à Saint-Cyprien (sud-ouest) avec d’autres athlètes étrangères ainsi que des judokas françaises, rapporte la même source. Le contrôle en question était assuré par l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), et concernait toutes les nationalités.
C’est l’entraîneur de la Kosovare, et non la judoka elle-même, qui lui a conseillé de se soustraire à ce contrôle, après avoir lui-même pris conseil auprès de la Fédération internationale de judo (IJF). L’entraîneur de la judoka ne savait pas s’il était légal pour un athlète étranger d’être contrôlé par l’agence française.
Désaccord entre l’AFLD et la Fédération internationale de judo
« La Fédération internationale lui a répondu qu’elle n’avait pas obligation, c’est une divergence avec les positions de l’agence française de lutte contre le dopage », a expliqué la source proche du dossier.
La position de l’IJF est différente. « Un contrôle antidopage a été effectué en France en juin dernier. Un contrôle qui est contesté par l’athlète et son coach et dont la procédure semble contestable au niveau de l’IJF. Si sanction il devait y avoir, elle ne s’appliquerait qu’au niveau du territoire français », avance la fédération internationale par mail.
Si la judoka était condamnée - la soustraction à un contrôle antidopage équivaut à un contrôle positif - un imbroglio juridique pourrait donc voir le jour, puisque sa suspension en France serait la conséquence d’une interprétation différente des pouvoirs conférés aux agences nationales antidopage.


















