Carlos Ghosn annonce le retour de Renault en Formule 1 «dès 2016»

AUTOMOBILE Renault a racheté l’écurie Lotus de Formule 1 au fonds d’investissement luxembourgeois Genii Capital...

20 Minutes avec AFP

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Renault a racheté l'écurie Lotus de Formule 1. Illustration

Renault a racheté l'écurie Lotus de Formule 1. Illustration — Tee/LAT/REX Shutterstoc/SIPA

Renault a racheté l’écurie Lotus de Formule 1 au fonds d’investissement luxembourgeois Genii Capital et va revenir « dès 2016 », a annoncé jeudi soir le PDG de la marque française, Carlos Ghosn, dans un communiqué.

« Renault avait deux options : revenir à 100 % ou sortir complètement. Après analyse détaillée, j’ai pris ma décision : Renault sera présent en Formule 1 dès 2016 », a expliqué le PDG de Renault, après plusieurs mois de négociations acharnées. « Les principaux contrats ont été signés le 3 décembre », précise également le texte du communiqué de Renault. La marque française est présente en F1 de manière quasi-continue depuis 1977, comme écurie ou comme motoriste.

Le Lotus F1 Team a terminé 4e du Championnat du monde en 2012 et 2013

Renault F1, basée historiquement à Enstone, a ensuite été revendue, entre 2009 et 2010, au fonds Genii Capital de l’homme d’affaires Gérard Lopez. Celui-ci a alors passé un accord avec les propriétaires malaisiens de la marque Lotus, championne du monde dans les années 70, pour la faire revenir en F1.

Après une année de transition, en 2011, le Lotus F1 Team, équipé de moteurs Renault, a terminé 4e du Championnat du monde en 2012 et 2013, grâce à Kimi Räikkönen et Romain Grosjean. Puis fin 2014, après une saison ratée (8e du championnat), il a troqué ses moteurs Renault pour des moteurs Mercedes, terminant 6e du championnat 2015.

« Notre ambition est de gagner »

« Les derniers éléments obtenus de la part des principaux acteurs de la F1 nous permettent de nous projeter avec confiance dans ce nouveau défi. Notre ambition est de gagner même si raisonnablement cela prendra du temps », affirme aussi Carlos Ghosn jeudi soir.

Le temps commençait à presser car l’écurie Lotus avait jusqu’à lundi, date de la prochaine audience fixée par le tribunal de commerce de Londres, pour se sauver de la faillite. Renault avait rédigé une lettre d’intention fin septembre pour obtenir un délai supplémentaire auprès de la justice britannique.

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