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Dakar 2015: Quel bilan pour Peugeot, de retour après 25 ans d’absence?

Dakar 2015: Quel bilan pour Peugeot, de retour après 25 ans d’absence?

EXPERIENCELe retour de Peugeot sur ce Dakar 2015, avec une voiture pas tout à fait prête, a été riche en enseignements pour la marque française, qui veut s'en servir pour gagner dès l'année prochaine...
Nicolas Camus

Nicolas Camus

De notre envoyé spécial à Buenos Aires (Argentine)

C’était un pari pour lequel ils savaient qu’ils n’étaient pas tout à fait prêts. De retour sur le Dakar après 25 ans d’absence, Peugeot s’est présenté au départ de Buenos Aires avec une voiture encore en développement. Au final, une 11e place pour Stéphane Peterhansel, une 34e pour le novice Cyril Despres et un abandon sur accident pour Carlos Sainz. «En tant que compétiteur, ce n’est pas ce type de résultat qu’on était venu chercher sur le Dakar quand on s’appelle Peugeot, juge Bruno Famin, le directeur de la branche sport de la marque française. Mais on savait très bien que cette première année serait difficile et qu’elle servirait surtout à acquérir de l’expérience.»

«Je savais qu'il n’y aurait pas de miracle»

Cette édition aura donc servi à emmagasiner le maximum de renseignements sur le comportement de la voiture face aux différentes difficultés du parcours. «En termes technique, logistique, sportif, maintenant on sait ce que c’est le Dakar. Ça va nous permettre de valider la suite du projet», poursuit Famin. Dans le détail, il manque encore un peu de tout au 2008 buggy pour être vraiment compétitif. «De la puissance moteur, de la faculté de passage dans les terrains difficiles, qui est normalement le point fort de cette voiture. Sur ce point on a vu qu’on n’avait pas encore suffisamment développé les suspensions. Il faut aussi alléger la voiture», détaille le directeur de Peugeot Sport.

Habitué à jouer les premiers rôles, Stéphane Peterhansel ne semblait pas trop déçu à l'arrivée de ne pas être entré dans le top 10 ni s'être adjugé une spéciale. «Il n’y a pas de frustration particulière. Je savais qu'il n’y aurait pas de miracle, dit-il. Dans les sports mécaniques, si on ne fait pas de milliers de kilomètres et qu’on ne valide pas tout, ce n'est pas possible.» Il en sera autrement l'année prochaine. Après un rapide bilan, une feuille de route sera établie pour débarquer en force en 2016. «Là on voudra s’aligner pour la victoire finale», annonce Bruno Famin. Les trois pilotes, Sainz, Peterhansel et Despres, se sont d'ores et déjà réengagés pour relever le défi.