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Masters de Bercy: Même à trois semaines de la Coupe Davis, Federer est chez lui à Paris
TENNIS•Le Suisse a pu compter sur le soutien du public pour battre le Français Jérémy Chardy, mercredi, à Bercy...N.C.
Même contre un Français, même à trois semaines d’une finale de Coupe Davis contre la France, Roger Federer est chez lui à Paris. L’ovation des spectateurs à son arrivée sur le court, ce mercredi, pour son entrée en lice aux Masters de Bercy contre Jérémy Chardy, a clairement annoncé la couleur. Le public parisien n’avait aucune envie de jouer la finale avant l’heure. L’homme aux 17 titres du Grand Chelem a ses fans, et il est difficile de leur en vouloir.
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Certains ont pourtant essayé de lui mettre la pression, de le bousculer un peu. «On a tenté de le faire par exemple avant un deuxième service, sur une balle de break pour Chardy. On n’a même pas eu le temps, il a servi tout de suite. Il sait les moments où il faut gérer le public», raconte Yohan. Avec ses deux camarades, il a mis l’ambiance, lancé des cris d’encouragement pour le Français, comme pour montrer à Federer - qu’ils adorent tous les trois - qu’il n’était pas non plus en terrain totalement conquis. En vain. «De toute façon, avec l’expérience qu’il a, tout glisse sur lui. Comment voulez-vous impressionner un mec qui a autant gagné dans sa carrière?», interroge le jeune homme.
Finalement, celui qui l’a le plus malmené est Jérémy Chardy. Le 30e mondial, qui avait déjà battu le Suisse à Rome, cette année, a attaqué la rencontre tambour battant pour rapidement mener 5-2. Mais ses deux balles de sets ratées ont déclenché plus d’applaudissements que de cris de déception dans les gradins. Deux heures plus tard, après une bataille de tous les instants, Federer l’emportait (7-6, 6-7, 6-4) et le public se levait pour le saluer. «C’est extraordinaire, je suis toujours bien accueilli ici», a réagi le numéro 2 mondial. La finale à venir n’y a rien changé. «Quand on aime le tennis, on aime Federer. Il fait tout bien. Quand il faut mettre la balle à gauche, il ne la met pas à droite. C’est génial de le regarder», estime Yves, un acolyte de Yohan. Non, vraiment, à part en coulisses, France-Suisse n'a pas encore commencé.


















