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VIDEO. France-Espagne: Rudy Fernandez, l’emmerdeur public n°1

VIDEO. France-Espagne: Rudy Fernandez, l’emmerdeur public n°1

BASKETL’ailer espagnol va retrouver ses meilleurs ennemis français en quart de finale du Mondial…
B.V. et M.D pour la vidéo

B.V. et M.D pour la vidéo

Entre les parquets de NBA et d’Europe, il serait sans doute plus rapide de faire la liste des joueurs avec qui Rudy Fernandez ne s’est pas embrouillé que l’inverse. L’ailier de l’Espagne est un vrai emmerdeur: vicieux, simulateur, provocateur, parfois violent, il a rendu fou un paquet d’adversaire, et particulièrement les Français, qu’il va retrouver mercredi en quart de finale du Mondial. Sa «cravate» sur Tony Parker en 2011 est entrée dans la légende des France-Espagne, son altercation avec Mickael Gelabale quelques mois plus tard a aggravé son casier judiciaire.



Rudy Fernandez, l'atout vicieux des Espagnols par 20Minutes

Longtemps équipier et ami avec lui à Portland, Nicolas Batum avoue d’ailleurs que leur relation s’est un peu refroidie - «on ne va pas jouer aux cartes ensemble non plus». Et quand on a interrogé l’année passée Fabien Causeur, 30 sélections avec les Bleus, sur les origines de la haine entre les deux sélections, le nom de Rudy Fernandez est d’ailleurs arrivé naturellement: «Il est tellement vicieux sur un terrain qu’il est difficile de l’apprécier en dehors, lâche le meneur. Même certains de ses coéquipiers trouvent son comportement moyen, arrogant, provocateur…»

«Il est obligé de jouer à la limite»

«On ne peut pas le résumer à ça, défend Jacques Monclar. C’est un super joueur. Bien sûr il énerve, il est tout le temps en train de parler aux arbitres, etc... C’est un joueur qui est en déficit de taille et de poids face aux joueurs qu’il affronte, donc il est obligé de les jouer sur la vitesse et à la limite.» Du bon ou du mauvais côté? «Ca dépend qui vous supportez», se marre le consultant BeIn Sports, ancien international français.

Considéré comme l’un des meilleurs arrières d’Europe depuis qu’il est revenu de NBA, Fernandez reste malgré tout le moins régulier de la dream-team espagnole. S’il est bon, la Roja est injouable. S’il ne l’est pas… les Bleus auront une chance. Ce qui pourrait leur donner l’idée d’essayer de le faire sortir de son match, par exemple? «Vous croyez que c’est un enfant de chœur? Il a été ciblé 10 ou 20 fois, il sait que sa tête a été mise à prix, coupe Monclar. Mais il va vite, il est dur à attraper et il est courageux. C’est une boule de nerfs, mais il n’a pas peur de s’exposer et de se mettre au milieu de tout le monde. Il est solide.» Et c’est aussi pour qu’à défaut d’être apprécié par ses adversaires, il est au moins respecté.