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Eurobasket: France-Espagne, aux racines de la haine

Eurobasket: France-Espagne, aux racines de la haine

BASKETLes deux équipes se détestent...
B.V.

B.V.

Si l’on veut être un brin franchouillard, on pourra toujours dire que c’est eux qui ont commencé. Septembre 2011, finale de l’Euro, l’Espagnol Rudy Fernandez réussit sur Tony Parker le plus beau coup de la corde à linge du basket moderne, provoquant entre Espagnols et Français un début de bagarre générale. «Ca prend de l’ampleur à ce moment-là mais je pense que la rivalité France-Espagne était déjà là depuis quelque temps, coupe Fabien Causeur, régulier chez les Bleus depuis 2010. A partir du moment où on perd huit matchs de rang contre eux, on a un peu de haine, de jalousie, car on veut mettre un terme à cette série.»

Rudy Fernandez, roi de la provocation

L’équipe de France espère y arriver ce vendredi, en demi-finale de l’Euro en Slovénie. Dans le calme, si possible. Car depuis 2011, plus une rencontre entre les deux équipes n’est pas chaude bouillante. Particulièrement lors du dernier quart-de-finale des JO, où Nicolas Batum avait tenté d’éventrer Juan-Carlos Navarro. «Ce geste n’est pas passé, estime Causeur, absent de cet Euro sur blessure. C’est de la frustration plus qu’autre chose, mais ça reste dans les esprits.»




L’intéressé, avant de s’excuser, s’était justifié: «Au moins, ça lui fera une bonne raison de flopper (simuler une faute)». Car si les Ibériques traitent les Bleus de mauvais perdants, ces derniers reprochent aux champions d’Europe en titre de passer leur match à truquer. Causeur, au club basque de Vitoria depuis 2012, appuie: «Depuis que je suis en Espagne, j’ai remarqué qu’on leur apprend assez jeune à montrer des fautes sur des retards défensifs en bougeant la tête et en levant les bras en l’air».

«Ca peut partir en vrille à tout moment»

Bref, à être «plein de vice», comme lâchait De Colo après l’élimination aux JO. Mention spéciale à Rudy Fernandez, qui a réussi à se faire détester d’à peu près tout le monde. «Il est tellement vicieux sur un terrain qu’il est difficile de l’apprécier en dehors, lâche Causeur. Même certains de ses coéquipiers trouvent son comportement moyen, arrogant, provocateur…»

>> France-Espagne, c'est à suivre vendredi à 21h en live comme-à-la-maison sur 20minutes

Autant dire que vendredi soir, le meilleur arrière de l’Espagne en Slovénie risque de se faire secouer «sur un ou deux écrans» bien virils. Mais attention, prévient Causeur, «avec la pression du match et les antécédents, ça peut partir en vrille à tout moment. Et à chaque fois que ça a été le cas, c’est nous qui l’avons payé». Devenue le jouet de l’Espagne, la France doit «transformer cette frustration en énergie, conseille Causeur. Il faut que ce soit eux que s’énervent, car si on les laisse dans leur confort…» La France passera à côté d’une nouvelle chance de titre européen. Mais elle aura surtout une nouvelle fois perdu contre son pire ennemi.