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Sotchi 2014: Le ski alpin français cherche la sortie

Sotchi 2014: Le ski alpin français cherche la sortie

JEUX OLYMPIQUES – L'équipe de France de ski n’a pas encore signé un bon résultat en Russie...
Julien Laloye

Julien Laloye

De notre envoyé spécial à Sotchi,

Joël Chenal peut dormir sur ses deux skis tranquille. Huit ans que le dernier médaillé olympique français de ski alpin attend son successeur. Et au rythme où ça avance à Sotchi, il se pourrait bien qu’on signe pour quatre ans de plus. Même Alexis Pinturault, le petit prodige des Bleus, est passé au travers du super-combiné, une épreuve où il a fait podium à chaque fois le reste de l’année. A part ça tout va bien, tente de positiver Fabien Saguez, venu (essayer) d’éteindre le feu en zone mixte. «On ne peut parler de psychose chez les athlètes, il y a des nations qui ont déjà des médailles sans que ce soit l’euphorie, et d’autres qui restent calmes en attendant leur heure.» Ca, c’est censé être la France. Dont la moitié des skieurs sont sortis de piste depuis le début des JO. La moitié. Pour de vrai.

«On ne peut pas parler de psychose chez les athlètes»

«Ca, c’est parce que vous faites une fixette sur nous, répond Adrien Théaux, lequel a au moins boulé ses deux descentes et son slalom. «Sur le combiné, il y en a beaucoup qui ont fini par terre. Il n’y que les trois places sur le podium, et pour y être il faut attaquer. Le ski est là, ça va bien finir par passer». Quand même, le syndrome Vancouver, où les Bleus avaient fait chou blanc dans une situation presque similaire, ne commencerait-il pas à ronger petit à petit les cerveaux de nos petits bleus? «Pfff, les premiers déçus c’est nous, soupire Mermillot-Blondin, parti à la faute en slalom. On aimerait tous ramener une médaille à la France.» D'autant qu'elle ne serait pas volée. Avec quinze podiums depuis le début de la saison, l’équipe de France réalise une des plus belles saisons de son histoire. «C’est bien pour ça que c’est frustrant, s’inquiète Théaux. Ca ne pèse pas, mais il ne faudrait pas qu’on se mette à paniquer. En tout cas, moi je ne panique pas.»

«Il faut s’accrocher et attendre que ça tourne»

Il y a quatre ans, l’encadrement avait assumé l’échec en expliquant ne pas avoir assez pris la mesure de ce que représentaient les JO. A Sotchi, toute l’équipe de France affirme profiter à fond de l’événement, sans pression, à l’image d’Alexis Pinturault. Pourtant, les résultats sont les mêmes. Une situation provisoire, selon Michel Vion, le président de la Fédération. «On parle d’un zéro en ski alpin, mais c’est prématuré. Je vous rappelle qu’il y a une semaine, Martin Fourcade était presque enterré.» Pareil rebond est-il possible pour les Bleus, à commencer par Pinturault? Saguez veut y croire. «On a raté une course où on pouvait faire médaille pour le moment, c’est celle-là. Il faut s’accrocher et attendre que ça tourne. On doit croire en ce qu’on a fait tout l’hiver.» Et prier pour que le déclic ait lieu dans deux jours au Super G.