VIDEO. Nicolas Anelka risque gros après sa «quenelle»

SPORT Il pourrait être sanctionné après sa dernière provocation...

P.K. avec AFP

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Anelka fête un but avec une «quenelle», le 28 décembre 2013

Anelka fête un but avec une «quenelle», le 28 décembre 2013 — IAN KINGTON / AFP

Ce n'est pas la première provocation de l'ex-«enfant terrible» du football français, mais celle-là, en l'occurence une «quenelle» après un but lors d'un match de son club, West Bromwich Albion, pourrait lui coûter cher.

Dimanche, la FA a confirmé qu'elle allait se saisir du dossier. Une nouvelle mesure disciplinaire introduite en mai 2013 permet en effet de suspendre pour cinq matchs minimum tout joueur dont la conduite serait jugée discriminatoire. Et la peine plancher est même de 10 matchs pour les récidivistes.

Retrouvez le doublé de Nicolas Anelka avec la vidéo de Canal+Sport en cliquant ici.

Des précédents

D'autant que récemment, deux autres provocateurs patentés avaient écopé de lourdes sanctions. Luis Suarez, l'Uruguayen de Liverpool, qui avait traité Patrice Evra de «negro» à l'automne 2011. Il avait ainsi écopé de 8 matchs de suspension et de 48.000 euros d'amende, sanction confirmée ensuite en appel.

John Terry, l'international anglais de Chelsea, avait lui traité de «pétasse noire» le défenseur de Queens Park Rangers Les Ferdinand. Blanchi par la justice civile, Terry avait cependant été suspendu 4 matchs par sa fédération un an plus tard et il avait dû s'acquitter d'une amende de 263.000 euros.

Explications

L'affaire Anelka pourrait donc durer au mieux plusieurs semaines, et vraisemblablement quelques mois avant de trouver un épilogue. D'ici-là, la procédure oblige les instances disciplinaires à auditionner le joueur et son club pour recueillir ses explications.

Même si l'Italien Paolo Di Canio, connu autrefois pour ses saluts fascistes en tant que joueur à la Lazio Rome, a pu faire une respectable carrière de joueur et d'entraîneur en Angleterre -il vient d'être limogé de Sunderland, mais seulement pour ses résultats sportifs-, l'ex-Bleu pourrait lui déchanter car les temps ont bien changé depuis le salut hitlérien adressé en 1996 par le gardien australien Mark Bosnich à White Hart Lane aux supporteurs de Tottenham, le club de la communauté juive de Londres.

A l'époque, le portier d'Aston Villa avait simplement écopé de 1.200 euros d'amende pour «mauvaise conduite».

Après le match, Nicolas Anelka a qualifié son geste «juste de spéciale dédicace à (son) ami humoriste Dieudonné».

 

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