Toulouse: Martin Braithwaite garde le sourire
FOOTBALL•La mauvaise passe traversée par le prometteur attaquant du TFC n’affecte pas sa bonne humeur…Nicolas Stival, à Toulouse
On a vu plus belle semaine que celle vécue par Martin Braithwaite, la jeune révélation toulousaine du début de saison. Sorti à la pause contre l’Italie (2-2) après une première période spectrale, l’international danois de 22 ans est resté sur le banc face à Malte (6-0), lors des qualifications pour le Mondial 2014. Un carton inutile, puisque le plus mauvais deuxième des groupes européens ne disputera même pas les barrages...
«Je n’étais pas au courant, avoue Serge Aurier, le défenseur ivoirien du TFC. Il m’a dit que ça s’était bien passé. Il était très souriant, comme d’habitude.» «Martin est toujours très positif, confirme Alain Casanova, son entraîneur. Il est à l’image de ces peuples du nord, qui ont une philosophie de vie particulière. C’était le cas de Daniel Braaten. Martin est métis, il a un flegme assez intéressant et ne se prend pas la tête avec des futilités. Il sait aussi vraiment ce qu’il veut.»
Pour Aurier, «il a un peu le même style qu’Emmanuel Rivière, avec plus de technique»
Dans l’immédiat, Braithwaite (1,80m, 77kg), dont le père est originaire de Guyana, «a très, très envie de vite retrouver le terrain», selon Casanova. Il sera exaucé dès ce vendredi à Reims, où l’attaquant débarqué cet été d'Esbjerg (L1 danoise) pour quelque 1,5 million d'euros devrait faire la paire avec Wissam Ben Yedder. Son look décontracté à la Braaten et sa débauche d’énergie en ont déjà fait l’une des coqueluches du public toulousain, même si son numéro 7 s’arrache moins pour l’heure que les maillots d’Abdennour, Ben Yedder, Chantôme ou Trejo, le quatuor en tête des ventes violettes.
«Il a un peu le même style qu’Emmanuel Rivière, avec plus de technique», juge Aurier. «En attaque, nous avions déjà Ben Yedder, un joueur d’appui, et Ben Basat, un joueur de rupture, analyse Casanova. Martin fait les deux. Avec sa formation de milieu de terrain, il est très intéressant par ses remises et capable de garder le ballon assez haut, mais il est aussi très explosif. Il a encore une grande marge de progression, notamment dans la surface adverse.»
En sept matchs de L1, ce «bon vivant» (dixit Aurier), fan de jeux vidéo, a déjà signé trois buts et une passe décisive. Avec l’équipe nationale, découverte en juin, l’attaquant (cinq sélections, un but),«a été très bon jusqu’à ce match contre l’Italie», assure Morten Crone Sejersbøl, journaliste au quotidien danois BT. «Ce n’est pas encore un grand nom de notre football, mais il est l’un des successeurs possibles sur l’aile droite de Dennis Rommedahl, qui occupe le poste depuis treize ans.» Après ce premier accroc dans la saison, Braithwaite essaiera de reprendre sa marche en avant à Reims. Sans se départir de son «flegme assez intéressant».



















