Basket: Boris Diaw est «étonné de l’ampleur prise par le titre européen auprès du grand public»
BASKET – Le capitaine de l'équipe de France se projette maintenant sur la suite…Romain Baheux
Depuis son retour en France, il enchaîne les rendez-vous médiatiques. Champion d’Europe moins de 48 heures avant, le capitaine des Bleus Boris Diaw arrive avec des petits yeux au rendez-vous organisé par son équipementier mardi après-midi. L’occasion d’évoquer l’avenir de l’équipe de France et le championnat du monde 2014.
Deux jours après, comment vivez-vous ce titre de champion d’Europe?
Je ne suis même pas sûr que l’on ait complètement réalisé. Ca fait deux jours qu’on n’arrête pas, on est à droite à gauche pour répondre aux différentes sollicitations. Il va falloir que je me pose chez moi pour me représenter ce qu’on a fait. Ce que je retiens, c’est l’engouement des gens qui nous ont attendus à l’aéroport, à l’hôtel, au restaurant… On a ressenti une fierté par rapport à tout ça. On a été étonné de l’ampleur prise par le titre européen auprès du grand public.
Comment convaincre Tony Parker d’être présent à la Coupe du monde en 2014?
Ce n’est pas une question de le convaincre. Il faut comprendre Tony, les saisons sont longues et là on va enchaîner sur la saison NBA avec quasiment presque pas de vacances. Il y a des années, il faut savoir écouter son corps. L’année prochaine, on verra qui peut être là et qui ne peut pas être là.
Vincent Collet a décidé de prolonger jusqu’aux JO 2016. Son départ aurait-il cassé l’équilibre de l’équipe?
Forcément, tout entraîneur a une manière différente de travailler et on a pris l’habitude de travailler avec lui. Après, j’espère que le groupe France aurait continué à bien tourner même s’il était parti. De toute façon, il va partir un jour.
Quand on voit les progrès d’Alexis Ajinça lors de cet Euro, comprenez-vous le choix de joueurs comme Kevin Séraphin d’avoir refusé les Bleus pour préparer la prochaine saison NBA?
Chacun choisit sa route et son chemin. Personellement, je pense que le basket reste un sport d’équipe, où tu progresses en équipe, pas tout seul avec un ballon. Tu t’améliores en équipe, en jouant et en t’inscrivant dans un collectif. Le fait de jouer sur la plus grande scène européenne reste la meilleure manière de progresser.
Vous avez 31 ans, pensez-vous déjà à votre retraite?
Je suis plus près de la fin que du début mais je n’ai pas encore encerclé au style une date sur un calendrier en me disant «ça serait fini là.» Tant que je pourrai jouer et que je pourrais servir à quelque chose sur un terrain, je continuerai à jouer.



















