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Ligue 1: Ce que les stars de Monaco et du PSG rapportent au championnat

Ligue 1: Ce que les stars de Monaco et du PSG rapportent au championnat

FOOTBALL – Les autres clubs de L1 pourraient très vite profiter des profits générés par les deux locomotives de la L1…
Romain Scotto

Romain Scotto

Paris-Monaco. Monaco-Paris. A l’heure de remplir ses premières grilles de pronostics, d’évaluer les forces en présence et de traquer les bonnes cotes de la Ligue 1 dans la lutte pour le titre, difficile de zapper le duo de nouveaux riches. A moins d’un coup de Trafalgar venu de Marseille, Lyon ou Saint-Etienne, les deux clubs devraient attirer un peu plus de lumière que d’habitude, dans un championnat où il n’est plus l’heure de disserter sur une éventuelle «concurrence déloyale». Pour Marc Planus, «il faut voir ça d'un bon œil, surtout actuellement. Dans le contexte économique français, les aides étrangères ne peuvent être que bénéfiques. Cela va remplir des stades», anticipe le défenseur bordelais.

L’effet sur la billetterie des clubs (l’une des faiblesses du foot français) s’est déjà vérifié la saison dernière. Quand le PSG et ses stars se déplacent, les stades sont pleins. Les clubs devraient donc s’assurer deux matchs à guichet fermé cette année. Autre effet bénéfique attendu, l’investissement des deux mastodontes sur le marché des transferts français même si pour l’instant, l’ASM et le PSG piochent modérément dans le rayon France puisque seuls Isimat-Mirin et Digne ont rejoint les deux clubs lors du mercato.

«Je ne suis pas jaloux, au contraire»

Dans une pure logique d’entreprise, Jean-Michel Aulas a aussi mis en avant le cercle vertueux dans lequel Monaco et Paris pourraient entraîner la France. «Je ne suis pas jaloux, au contraire. On a besoin de dynamiser la Ligue 1, indiquait-il dans le JDD la semaine dernière. Je pense même que Lyon, comme Marseille, Lille, Bordeaux, Rennes vont pouvoir utiliser l'investissement de Paris et de Monaco grâce à la valorisation des droits télé notamment.»

En clair, c’est à l’international que la L1 peut accroître sa valeur marchande. Selon Christophe Lepetit, économiste au centre de Limoge, les deux mastodontes vont accroître la visibilité et l’intérêt du championnat à l’international. Mais aussi le montant des droits TV commercialisés par la Ligue. Puisque le système de redistribution est relativement équitable, tous les clubs de L1 pourraient en bénéficier. Actuellement la L1 perçoit seulement 30 millions d’euros par an. Une somme dérisoire comparée aux 800 millions générés par la Premier League. JMA évoquait une manne supplémentaire de 30 à 40 millions par club dès la renégociation des droits. Un chiffre très ambitieux selon l’économiste, d’autant qu’à terme, un risque majeur guette la L1: l’effet Liga.

La L1 comme la Liga?

Chaque année, le championnat espagnol se résume à un feuilleton Barça-Real. «Il n’y a plus d’incertitude, donc moins de valeur. A moyen terme, la domination peut donc détériorer la valeur économique de la compétition», poursuit l’économiste. La valorisation des droits télés nationaux (cette fois) pourrait donc en pâtir. En Espagne, les clubs ont été amenés à adopter un système de droits télés individuels, où chacun négocie en tête à tête avec les chaînes. Quitte à creuser le fossé avec les plus faibles.