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Basket: Quand la NBA déshabille l'équipe de France

Basket: Quand la NBA déshabille l'équipe de France

BASKET – Les Bleus seront privés de Joakim Noah, Kevin Séraphin et Ian Mahinmi…
Romain Baheux

Romain Baheux

«On a une belle équipe de France!» Si Vincent Collet, qui a lâché cette phrase lundi en conférence de presse, y croit, ce sera déjà bien. Car pour préparer l’Euro en Slovénie en septembre, le sélectionneur va devoir composer avec trois forfaits, tous joueurs de NBA et tous à l’intérieur. Joakim Noah est toujours dérangé par sa blessure au pied, Kevin Séraphin préfère travailler dans son coin pour préparer la saison prochaine tandis que Ian Mahinmi, brouillé avec les dirigeants tricolores, fait l’impasse sur l’échéance pour se marier.

Vincent Collet: «Je vis ça depuis que je suis entraîneur»

De quoi blaser n’importe quel sélectionneur. «Je le vis depuis que je suis entraîneur de cette équipe, décrit Vincent Collet. On est habitués à gérer ces choses là. On peut le comprendre, j’ai pris acte de leur décision.» Il n’a pas vraiment d’autres possibilités. Face à l’impact financier et aux perspectives de carrière offertes par les franchises NBA, les sélections nationales sont impuissantes. Collet et le directeur technique national Patrick Beesley ne compte plus les heures de vol au-dessus de l’Atlantique pour aller vendre l’équipe de France à leurs joueurs et aux managers des franchises concernées.

Pas suffisant pour convaincre les joueurs inquiets pour leur avenir. Arrivé en NBA il y a deux ans, Kevin Séraphin (23 ans) s’est justifié sur sa page Facebook par un «désolé de vouloir survivre dans la plus grande ligue au monde». «Je regrette son choix, riposte le sélectionneur. Venir en équipe de France l’été, c’est aussi travailler. Avec le forfait de joueurs plus âgés, c’était une occasion rêvée pour lui de se faire une place.»

Diaw et Turiaf, l’autre problème

En plus des absents, Collet va peut-être devoir gérer les problèmes de certains convoqués. En fin de contrat avec leur franchise, Boris Diaw et Ronny Turiaf risquent de passer une partie de la préparation au bout du fil à préparer leur avenir. Sans compter qu’il pourrait y avoir des problèmes d’assurance à gérer. «Il va falloir s’occuper de ces cas avec leurs agents, prévient Patrick Beesley. Ca ne devrait pas les empêcher de jouer mais je préfère employer le conditionnel.» Les Bleus ont appris à être prudents.