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Les voitures volantes ne sont plus de la science-fiction

VIDÉO. Les voitures volantes ne sont plus de la science-fiction (on a même une date d’arrivée)

TRAFICVolocopter et cinq ou six autres start-up travaillent déjà sur des prototypes à taille réelle…
Laure Beaudonnet

Laure Beaudonnet

L'essentiel

  • Uber a dévoilé un partenariat avec la Nasa pour mettre au point des taxis volants.
  • Le géant du covoiturage souhaite que ce service soit moins cher que de conduire sa propre voiture.
  • Plusieurs start-up planchent déjà sur des prototypes de véhicules volants à taille réelle.

La question n’est pas de savoir si les voitures volantes vont exister, mais quand elles vont envahir nos ciels. Et on a eu la réponse pendant le Web Summit de Lisbonne, le plus grand rendez-vous européen dédié aux nouvelles technologies, qui organisait plusieurs conférences sur le sujet. « Nous pensons qu’il y aura plus de tests dans les trois prochaines années et une réalité commerciale, d’ici cinq ans », a expliqué Mathias Thomsen, GM, Urban Air mobility. En 2025 grand max, on volera pour aller au boulot. Prenez date.

Les voitures de Blade Runner ne sont plus de la science-fiction, même si, dans la vraie vie, elles ne seront pas individuelles, faut pas déconner non plus. « A terme, ce seront des véhicules complètement autonomes, sans pilote, plutôt électriques et partagés », détaille François Chopard, fondateur de l’accélérateur de start-up Starburst Aerospace. Il y aura des bases : on se rendra à une base, on montera dans un véhicule, on ira à la base d’après et on prendra un autre véhicule. « Il y a des chances qu’avant d’en arriver là, il faille un pilote pour des raisons de réglementation », poursuit-il.

Au revoir aux bouchons, à la pollution et au bruit

Dans cinq ans, vous pourrez dire au revoir aux bouchons, à la pollution et au bruit. Le rêve d’une vie de citadine. « En reconstruisant les mêmes routes virtuelles dans l’espace et en les dédoublant, dans un sens à telle altitude et, dans l’autre, à une autre altitude, on élimine le trafic », reprend le spécialiste de l’aéronautique qui précise que ce moyen de locomotion a aussi le mérite d’aller beaucoup plus vite.

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C’est quoi l’embrouille alors ? A première vue, il n’y en pas. Volocopter, ainsi que cinq ou six autres start-up, comme l’allemande Lilium, l’américaine Joby Aviation, et Aurora Flight Sciences, travaillent déjà sur des prototypes à taille réelle. De son côté Uber a amorcé le virage avec son projet UberAir. Le géant du covoiturage a dévoilé un partenariat avec la Nasa pour mettre au point des taxis volants économes en énergie, et un système de contrôle du trafic aérien à basse altitude. Los Angeles sera ajoutée aux deux autres sites pilotes déjà annoncés, Dallas Fort-Worth, au Texas, et l’émirat de Dubaï. Les premiers vols de démonstration sont prévus en 2020 et le passage à la phase commerciale en 2023, avec en vue les jeux Olympiques de 2028 à Los Angeles.

Un luxe que seuls les riches pourront s’offrir ?

Et niveau prix, à quoi faut-il s’attendre ? Un luxe que seuls les riches pourront s’offrir ? « Nous ne créerions pas ces véhicules s’ils ne s’adressaient pas au plus grand nombre », a précisé Jeff Holden, chef des produits chez Uber, pendant le Web Summit. Son ambition semble même un peu folle : il souhaite que ce service soit moins cher que de conduire sa propre voiture. Uber travaille pour obtenir des dizaines de milliers de vols par jour et par ville. Le pari paraît extravagant, mais Jeff Holden y croit à fond.

En France, « ça va dépendre de la réglementation, on a tendance à être à la fois protectionnistes et craintifs », conclut François Chopard. Les véhicules volants pourraient mettre plus de temps à débarquer dans nos villes. Mais l’ère post-voiture est bien en route. Alors, prêts à décoller ?