Le running gag sur l’âge de Brigitte Macron devient vraiment lourd

POLITIQUE Au-delà de toutes considérations politiques (si, si), la blague récurrente sur la différence d’âge entre Emmanuel Macron et sa femme, commence à agacer plus d’un(e) internaute…

Marie de Fournas

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Emmanuel Macron et sa femme Brigitte Trogneux

Emmanuel Macron et sa femme Brigitte Trogneux — ABENHAIM/POOL/SIPA

« Mamie à l’Élysée », « première grand-mère de France », « Barbie sénior ». Cela fait des mois que toute la France est au courant, à peu près toutes les blagues possibles et imaginables ont été épuisées, mais personne ne s’en lasse (ou presque). C’est le principe d’un running gag après tout. Oui, Brigitte Macron a 64 ans, son mari Emmanuel Macron en a 39 : ce qui leur fait 25 ans d’écart.

Cet amour, il est vrai, peu répandu dans nos sociétés en étonne plus d’un. Il laisse place aussi la blague facile, au même titre qu’un homme connu qui aurait 25 ans d’écart avec sa jeune compagne, aurait lui aussi eu le droit à son lot de réflexions. Après tout la France est un pays ou la liberté d’expression est un droit et où l’humour n’est pas interdit.

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Sexisme ?

Le problème pour certains, c’est que cela dure, ne s’arrête jamais et devient lassant. D’autres crient même au sexisme et à l’acharnement. Il est vrai que depuis des mois, à chaque fois ou presque, que l’on évoque de près ou de loin Brigitte Macron, les blagues sur sa différence d’âge avec son mari ou tout simplement sur son âge, pleuvent. Du coup, sans même rentrer dans un quelconque débat politique, de plus en plus de personnes (majoritairement de sexe féminin) montent au créneau. Sur Twitter, les messages lassés se multiplient.

Le 27 avril, la blogueuse « Adèle Debrief » a publié une tribune sur le sujet qui a beaucoup fait réagir. « La Vieille France, elle supporte toujours pas, ces vingt ans d’écart. (…) Quand bien même il aurait l’air vraiment heureux, ce couple-là, à se smacker, quoi qu’il fasse sous la couette (« Rho, rho, elle doit lui en apprendre des trucs, au gamin ! ». On imagine les types rougeauds affalés dans leur canapé pendant que « bobonne » fait le dîner, rosissant à l’évocation de ce que cette femme « mûre » peut bien faire à ce gamin quadragénaire) », écrit-elle notamment.