Présidentielle: « Brigitte aura un rôle public », Marine Le Pen est « déterminée »... Les petites phrases à retenir de la prestation de Macron sur TF1

PRESIDENTIELLE Invité jeudi soir de l’émission « Elysée 2017 », Emmanuel Macron tente de lancer, enfin, sa campagne du deuxième tour…

N. Se. avec AFP

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Emmanuel Macron, candidat de En marche, sur le plateau de l'émission "Elysée 2017" diffusée sur TF1 le 27 avril 2017.
Emmanuel Macron, candidat de En marche, sur le plateau de l'émission "Elysée 2017" diffusée sur TF1 le 27 avril 2017. — Eric FEFERBERG / POOL / AFP

Emmanuel Macron le sait, entre la polémique de la Rotonde et sa rencontre houleuse avec les salariés de Whirlpool à Amiens, à 10 jours du second tour des élections il est temps d’accélérer sa campagne.
Dans l’émission « Elysée 2017 » de TF1, le candidat de En marche a abordé tous les sujets même ceux qui fâchent : sécurité, emploi, terrorisme, son épouse… et bien sûr son adversaire, Marine Le Pen. Pas de nouvelles propositions, mais des petites phrases qui ont retenu notre attention…

« Ne pas se positionner » entre Le Pen et lui, « c’est décider d’aider » la candidate FN

A la veille d’une prise de parole du Jean-Luc Mélenchon, qui ne souhaite pas donner de consigne de vote à ses électeurs, Emmanuel Macron a affirmé : « Les Français ont décidé qu’il y avait deux offres : Mme Le Pen et celle que je représente. C’est l’alternative démocratique. Il faut donc se positionner. Ne pas se positionner, c’est décider d’aider Mme Le Pen ». « Soyons tous face à nos responsabilités. C’est trop facile d’avoir fait des leçons de morale pendant longtemps et de vouloir s’en affranchir », a insisté le candidat de En marche, visant implicitement Jean-Luc Mélenchon.

Conscient de ne pas faire l’unanimité chez les électeurs de gauche ou de droite, Emmanuel Macron en appelle pourtant à leurs votes pour faire barrage au FN. « Je ne prendrai pas ce vote comme un chèque en blanc. Par contre, j’ai besoin d’avoir le maximum de force pour aller au bout de la refondation de notre vie politique et construire ce camp progressiste qui demain devra affronter le Front national (…) J’ai besoin de votre vote. J’ai besoin de votre adhésion pour nous rendre plus fort », a-t-il conclu.

Macron reconnaît à Le Pen une « part d’humanité et d’être » déterminée"

A la question « Qui a-t-il en Marine Le Pen que vous admirez ? », Emmanuel Macron a répondu : sa « détermination ». La candidate FN, à qui la même question fut posée deux jours plus tôt, à la même émission, concernant M. Macron, avait répondu : « Rien ».
« J’admire toujours quelque chose dans l’autre », a affirmé le candidat de En Marche. « Elle a une part d’humanité et donc elle a une détermination. Je combats à peu près tout de ses idées, de ses valeurs, de ses principes, mais elle est déterminée. Elle n’a pas compris que je l’étais encore plus qu’elle »a-t-il souligné. 

« Un rôle public » pour son épouse Brigitte

Interrogé sur sa conception du rôle de son épouse Brigitte, comme « première dame », Emmanuel Macron, qui a d’abord expliqué ne pas pouvoir répondre à cette question par humilité car il n’est pas président de la République, a finalement concédé que Brigitte, aura « un rôle public » s’il parvient à l’Elysée.

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« Je souhaite qu’un cadre soit défini et je demanderai qu’un travail soit conduit en la matière », a-t-il expliqué. « Elle aura son mot à dire sur ce qu’elle veut être. Par contre, je veux sortir d’une hypocrisie française : lorsqu’on est élu président de la République, on vit avec quelqu’un, on donne ses jours ses nuits, on donne sa vie publique et sa vie privée », a souligné Emmanuel Macron, qui a épousé en 2007 sa femme, de 24 ans son aînée. « Et donc il faut que la personne qui vive avec vous, elle puisse avoir un rôle, qu’elle soit reconnue dans ce rôle », a-t-il estimé.

Mais afin d’éviter toute polémique, le candidat a tenu à préciser : « Elle ne sera pas rémunérée par le contribuable parce que je ne l’ai jamais fait. Je pense qu’il faut s’en tenir à cette règle, mais elle aura une existence, une voix, un regard (…) Elle aura un rôle public parce qu’il en est ainsi et c’est une attente ».