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VIDEO. César 2017: La politique s’invite à la cérémonie et la Toile s’enflamme
CINELITIQUE•Vendredi 24 février, la grande cérémonie des César 2017 n’a pas seulement récompensé les meilleurs artistes du cinéma, elle a aussi servi de tribune pour faire passer quelques messages politiques…Marie de Fournas
Trump, Hollande, Macron… Tous ont eu le droit à leur petit tacle, plus ou moins discret, lors de la 42e cérémonie des César, ce vendredi 24 février. Des piques qui n’ont évidemment pas échappé aux internautes. Salués ou contestés, ces messages politiques ont fait débat sur la Toile.
Celui qui a sûrement le plus marqué, c’est François Ruffin. Le journaliste, récompensé pour son documentaire Merci patron est venu chercher son César, vêtu d’un t-shirt « I love Vincent » et imprimé à l’effigie de Vincent Bolloré, le président du groupe Canal +. Une entrée remarquée, suivit d’un discours très engagé contre François Hollande. « Dans ce pays, il y a peut-être des sans-dents mais il y a surtout des dirigeants sans cran », a-t-il lancé avant d’appeler le président à agir pour réguler la finance avant les prochaines élections. Parmi les commentaires, certains internautes ont également accusé Canal + de censure.
aaaAvec plus d’humour, George Clooney a lui directement attaqué le gouvernement de Donald Trump. L’acteur américain venu chercher son César d’honneur, a choisi son ami Jean Dujardin pour traduire son discours. « Les réalisateurs incroyables avec qui j’ai travaillé m’ont protégé, inspiré. Grâce à eux, je mesure l’honneur de travailler dans le cinéma », explique-t-il avant que Jean ne le traduise en simple : « Donald Trump est un danger pour le monde et je ferais tout mon possible pour m’opposer à la peur et à la haine qu’il tente d’instaurer ». George Clooney conclut par « Love triumphs hedge, courage triumphs fear » (l’amour triomphe sur la haine, le courage triomphe sur la peur), que son acolyte traduira par « Trump aime la haine, Trump a peur ».
aaaFrançois Cluzet lui, s’est positionné sur l’affaire Théo, dès son entrée sur scène pour remettre le César de la meilleure adaptation. « Tout est une histoire d’adaptation. Par exemple, si on peut dire 'Bamboula, c’est convenable', on doit pouvoir dire 'enculé de raciste c’est un beau compliment' », a lancé l’acteur, avant d’être acclamé par la foule.
aaMême Jérôme Commandeur, le maître de la cérémonie y est allé de son commentaire. Dans son viseur : le Front national. « Pour remettre le César du meilleur film étranger, j’appelle… Florian Philippot », a ironisé l’humoriste et journaliste.
aPlus en finesse, Céline Sciamma, la scénariste de Ma vie de Courgette, a évoqué « les humiliés, les vrais ». Une référence aux propos d’Emmanuel Macron sur le mariage pour tous. Quant à la réalisatrice du court-métrage Vers la tendresse, Alice Diop, elle a avec beaucoup d’émotion, dédié son discours à « ceux dont les voix sont peu ou plus du tout entendues » et cité Théo, Adama Traoré et d’autres victimes.
aaEnfin, le réalisateur britannique, Ken Loach, absent à la cérémonie, a fait lire un message dans lequel il invite les Français àvoter à gauche aux prochaines élections.
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