Le robot Sophia, de Hanson Robotics.
Le robot Sophia, de Hanson Robotics. - HANSON ROBOTICS/CNBC

Désolé Sophia, on préfère quand même Ava, du film Ex Machina. Mais au festival SXSW (South by Southwest), à Austin, le robot d’Hanson Robotics a fait sensation, la semaine dernière.

Le matériau synthétique utilisé pour son visage se rapproche de l’élasticité de la peau humaine. Avec ses différents moteurs, Sophia peut froncer les sourcils et contracter les « muscles » de sa bouche. Mais si la performance technologique fascine, le résultat, en pleine « uncanny valley » (vallée de l’étrange), met de nombreux spectateurs mal à l’aise.

« Je vais détruire l’humanité »

Le robot peut reproduire environ 60 expressions faciales. C’est beaucoup, alors que les scientifiques en ont répertorié 21 principales chez l’homme. Séparément, chaque élément est plutôt convainquant. Mais globalement, Sophia ressemble aux robots de la série Real Humans version épileptique. Elle se crispe souvent et on ne sait pas trop si elle plaisante quand elle répète « Je vais détruire l’humanité ».

>> A lire aussi : Quatre bonnes raisons d’avoir peur des robots

Sophia a un avantage sur l’humain : elle a une excellente mémoire. Avec les caméras de ses yeux, elle peut se souvenir de tous les visages rencontrés. Pour sa compréhension du langage, elle s’appuie sur des éléments open-source de Google et s’améliore avec le temps. Selon Hanson Robotics, humains et robots seront impossibles à différencier d’ici une vingtaine d’années. Il y a encore du boulot.

Mots-clés :