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Hacker éthique, un pirate bienveillant et très demandé

Hacker éthique, un pirate bienveillant et très demandé

métierExpert en cybersécurité, le hacker éthique agit pour le compte de son client comme un pirate informatique, mais à bon escient. Focus sur un métier en pleine expansion
M.G pour 20 Minutes

M.G pour 20 Minutes

Près d’une entreprise française sur deux aurait subi au moins une cyberattaque avec un impact significatif selon l’édition 2024 du baromètre annuel Opinion Way du Club des experts de la sécurité de l’information et du numérique. Actes malveillants envers les dispositifs informatiques, ces attaques peuvent porter atteinte à la disponibilité du système, à la confidentialité ou à l’intégrité de l’information de l’entreprise, entraînant, entre autres, des pertes financières ou une atteinte à l’image.

Pour contrecarrer ces intrusions, les sociétés, mais aussi les organismes publics, peuvent faire appel à des hackers (ou pirates informatiques) éthiques afin d’analyser les failles potentielles de leurs systèmes et les protéger. Un métier exigeant et relativement récent mais de plus en plus demandé !

Penser comme un pirate

Concrètement, le hacker éthique a pour mission de s’infiltrer dans le système informatique de son client pour en détecter les failles et les vulnérabilités. En somme, il doit penser et agir comme un véritable hacker mais dans un but non malveillant. On distingue ainsi les « white hat », les pirates bienveillants, et les « black hat », ceux qui attaquent pour nuire.
Ainsi, le hacker éthique va analyser les réseaux et systèmes, les cartographier et trouver les brèches et les moyens pour contourner les règles de sécurité. Ces données, documentées et partagées au client, sont essentielles pour évaluer le degré de sécurité actuel mais aussi pour mieux protéger les systèmes et prévenir des menaces ultérieures de piratage. Parmi les failles présentes, le hacker pourra par exemple rechercher si son client respecte bien les protocoles et configurations de sécurité, s’il chiffre ses fichiers, sécurise ses appareils, utilise un VPN, gère correctement ses systèmes d’authentification, etc.

Un spécialiste responsable

Outre ses compétences en informatique et en cybersécurité, ainsi qu’une excellente compréhension des enjeux, des systèmes et des réglementations en vigueur, le hacker éthique se doit, comme son nom l’indique, d’agir avec éthique et d’être particulièrement discipliné en respectant les règles de confidentialité. Même s’il a été mandaté pour le faire, il va en effet opérer des tests d’intrusion et potentiellement avoir accès à des données sensibles. D’ailleurs, le hacker éthique doit également faire preuve de créativité et de curiosité pour déceler les failles et imaginer différents scénarios d’attaque.

L’expertise récompensée

Si vous souhaitez devenir un pirate bienveillant, il vous faudra généralement atteindre une formation bac + 5. Vous pourrez passer par l’université ou des écoles privées pour vous former en informatique, télécommunications et cybersécurité, avec une spécialisation en sécurité de l’information, sécurité des systèmes d’information ou encore cyberdéfense anti-intrusion. Certains clients vous demanderont également des certifications, comme la OSCP (Offensive security certified professional) ou la CEH (Certified ethical hacker).
Les salaires commencent autour de 3.000 € bruts par mois pour des débutants et peuvent grimper à plus de 7.500 € avec plus d’expérience. Avec un statut de freelance, le tarif journalier peut être encore plus élevé.
En tant que hacker éthique, vous serez amené à travailler au sein d’institutions et d’entreprises publiques comme privées, et ce, dans tous les secteurs : banque, assurance, grande distribution, administration, e-commerce, santé, automobile, BTP, industrie… En effet, tout le monde à des données à protéger !