Tickets resto, chèques cadeaux… Les avantages salariaux sont-ils la clé du bonheur au boulot ?
Étude•Si l’adage dit que l’argent ne fait pas le bonheur, les avantages salariaux donnent clairement le sourire à certainsCamille Poher
Tickets restaurants, chèques cadeaux, mutuelle d’entreprise… Les employeurs misent plus que jamais sur les avantages salariaux pour capter et retenir les travailleurs sur le marché de l’emploi. Qu’ils soient imposés par la loi ou à l’initiative des entreprises, matériels ou non, ils tendent tous vers un objectif commun : le bien-être au travail. Mais si l’argent ne fait pas le bonheur selon l’adage, les avantages salariaux peuvent-ils y contribuer ? On fait le point.
Chèques cadeaux, tickets resto, tarifs réduits
Selon une étude Odoxa pour Swile menée en janvier 2024 et portant sur la satisfaction et l’engagement au travail, 8 salariés sur 10 bénéficient aujourd’hui d’un avantage salarial complémentaire. Chèques-cadeaux, titres-restaurants, tarifs préférentiels sur des voyages en entreprises ou encore chèques emploi-service universel (Cesu), les employeurs rivalisent de ces leviers en nature pour attirer de nouveaux employés ou pour fidéliser les anciens.
Grégoire est producteur audiovisuel dans une grande agence de publicité de la région parisienne. Après avoir longtemps travaillé en freelance, il a signé un CDI au sein de cette même entreprise il y a un an. « En devenant salarié j’ai eu accès à énormément de bonus proposés par mon entreprise », explique-t-il. Réputée pour ces avantages, cette agence de publicité propose deux cantines à tarifs préférentiels, une offre complète d’acupuncture et de naturopathie, près de 600€ de Cesu par an, des chèques vacances tout au long de l’année et des bons cadeaux pour les fêtes.
Toujours selon l’étude Odoxa pour Swile, nous apprenons que lorsqu’ils bénéficient d’un avantage complémentaire, 77 % des salariés déclarent être plus épanouis au travail. Une statistique que Grégoire confirme : « J’ai une bien meilleure vision de mon poste et de mon entreprise depuis mon CDI. » En couple et père de famille de deux enfants, le producteur audiovisuel confesse pour autant que ces petits plus résonnent aussi avec son mode de vie actuel. « Je ne sais pas si à 20 ans, j’aurais été aussi emballé par une bonne mutuelle et des soins d’acupuncture », ironise-t-il.
Une façon de faire passer la pilule d’un salaire pas top ?
Selon l’étude, le taux de satisfaction sur la rémunération atteint lui seulement les 65 %. Et ces à-côtés sont aussi des leviers pour faire accepter, dans certains cas, une paie moins importante. « Je n’ai pas eu le salaire escompté lors de mon passage en CDI », nous confie ainsi Grégoire. « Il est clair que ces bonus en nature, qui ont été beaucoup mis en avant par mon employeur, ont pesé dans la balance ». Le producteur audiovisuel nous confie ainsi avoir vu en ces bons, chèques et Cesu, un plus réel sur son pouvoir d’achat. Et s’ils participent pour beaucoup au bien-être au travail, le vrai plus se situe aussi dans le confort que ces avantages confèrent au-delà des murs de l’entreprise.


















