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De Lady Di à Lily Allen, la « revenge dress » comme symbole de la guerre des ex
fallait pas commencer

Après Lady Diana et Britney Spears, Lily Allen enfile cette robe hautement symbolique pour se venger de son ex

Lily Allen a mis le paquet pour l’avant-première de « The Hunger Games : On Stage », arborant une robe entièrement transparente aux airs de revanche
Christelle Pellissier

Christelle Pellissier

L'essentiel

  • La « revenge dress » est née le 29 juin 1994 avec Lady Diana portant une petite robe noire Christina Stambolian lors d’un gala, quelques heures après que le prince Charles a avoué son infidélité à la télévision britannique.
  • Depuis trois décennies, de nombreuses célébrités ont adopté cette tendance lors de séparations médiatisées, notamment Britney Spears, Bella Hadid, Jennifer Aniston, Taylor Swift ou récemment Lily Allen.
  • Cette tenue expressive reste finalement le résultat d’une interprétation du public qui veut y voir une revanche.

La vengeance en un bout de tissu, mais pas n’importe lequel. Voilà trois décennies que la « revenge dress » fait des ravages en guise de pied de nez aux ex-compagnons infidèles. Une tenue devenue iconique que l’on doit à la princesse Diana ou, devrait-on plutôt dire, à celles et ceux qui ont interprété ses choix vestimentaires le 29 juin 1994, quelques heures après que le prince Charles a avoué son infidélité lors d’une interview télévisée. Il n’en fallait pas plus pour que cette robe - plus sexy tu meurs - devienne l’étendard des cœurs brisés (et malmenés).

A Londres, pour l’avant-première mondiale de The Hunger Games : On Stage, une célébrité a éclipsé toutes les autres. La tête d’affiche de cette adaptation théâtrale ? Que nenni ! Lily Allen a fait sensation à son arrivée sur le tapis rouge exhibant une robe vintage en maille transparente signée John Galliano pour Dior. Un fait somme toute banal a priori, si ce n’est qu’au regard des dernières déclarations de l’interprète de Smile, cette robe s’est rapidement vue qualifiée de « revenge dress » par le grand public.

Pour rappel, dans son dernier album, West End Girl, la chanteuse britannique règle ses comptes avec son ex-mari, David Harbour, évoquant notamment ses infidélités. Il n’en fallait pas plus pour remettre au goût du jour la fameuse « robe de la vengeance », une icône vestimentaire que l’on doit à Lady Diana.

Une revanche tout en dentelle (et élégance)

Si le vêtement a toujours été considéré comme un moyen d’expression, voire de revendication, la « revenge dress » s’apparente, elle, en une déclaration de guerre en bonne et due forme à destination des ex infidèles. Sa première apparition, on l’a vu, remonte au 29 juin 1994 précisément, date à laquelle le prince Charles avoue à demi-mot son infidélité à la télévision britannique, deux ans après sa séparation avec Lady Diana. Quelques heures plus tard, cette dernière arrive à un gala donné par Vanity Fair à la Serpentine Gallery de Londres, et crée l’événement.

Lady Diana dans sa "revenge dress", une robe devenue un symbole.
Lady Diana dans sa "revenge dress", une robe devenue un symbole. - AP/SIPA

Lorsqu’elle sort de la voiture qui l’emmène à cette soirée caritative, Lady Diana est (presque) méconnaissable. Celle qui a longtemps été surnommée « Shy Di » (« Timide Di ») se montre sûre d’elle, s’exhibant dans une petite robe noire signée Christina Stambolian, aux épaules dénudées, et plus courte que ce qu’elle a l’habitude de porter. Un simple bout de tissu vaut parfois plus que bien des mots, et le message s’est révélé assez clair - aux yeux du monde tout du moins. Un symbole de renouveau pour celle qui a été humiliée publiquement, et plus encore un pied de nez à celui qu’elle estime l’avoir humiliée. La « revenge dress » est née.

De Britney Spears à Lily Allen

Lady Diana a ouvert la marche à bien des célébrités. Depuis trois décennies, la « revenge dress » a ponctué tant de séparations médiatisées qu’on pourrait ouvrir un musée. On peut citer Britney Spears avec sa robe argentée à l’avant-première de Crossroads en 2002 après sa rupture avec Justin Timberlake, Bella Hadid en combinaison moulante et transparente au gala du Met quelques mois après sa séparation avec The Weeknd, Nicole Kidman après l’annonce de son divorce avec Keith Urban (mais aussi il y a plus de vingt ans avec Tom Cruise), mais aussi Julia Fox en pleine Fashion Week de New York après sa rupture avec Kanye West.

Et ce ne sont pas les seules à avoir fait passer le message à leur ex-compagnon. Jennifer Aniston, Rihanna, Taylor Swift, Selena Gomez, Jennifer Lopez, Eva Longoria, ou encore Kate Moss… On ne compte plus le nombre de ces « revenge dresses » qui ont été attribuées à telle ou telle célébrité. Notons d’ailleurs que l’infidélité n’est désormais plus un critère pour cette robe qui symbolise aujourd’hui plus simplement l’officialisation d’une séparation. Certains l’appellent d’ailleurs aujourd’hui « la robe de la rupture », plus que « la robe de la vengeance ».

Reste que cette tenue, aussi expressive soit-elle, n’est finalement que le résultat d’une interprétation dans les yeux de celles et ceux qui veulent y voir une quelconque revanche. Jamais, une célébrité n’a revendiqué une telle volonté, à commencer par Lady Diana elle-même. Quant à ces messieurs, un peu plus limité vestimentairement parlant, qui dit qu’ils n’ont pas tenté - eux aussi - d’exprimer leur amertume sur tapis rouge ?