PSG - OL : L’opération bricolage de Luis Enrique a échoué, mais c’était un mal nécessaire
ligue 1•Luis Enrique est revenu sur le turnover effectué lors de la réception de Lyon au Parc des Princes, qui s’est soldée par une défaite du Paris Saint-Germain (1-2)William Pereira
Dimanche soir, Endrick a fait beaucoup de mal au PSG. Au sens figuré, d’abord : le Brésilien a marqué un but et délivré une passe décisive. Au sens propre, il a emporté avec lui un bout de la cheville de Vitinha, dont Luis Enrique donnait des nouvelles pas nécessairement réjouissantes après la rencontre. « Rien de positif, quand tu changes un joueur sur une action un peu dangereuse, il faut attendre les tests et on va voir. »
Le cas du Portugais, qui devrait passer une IRM lundi selon L’Equipe, justifie à lui seul le turn-over prôné par l’entraîneur parisien, auteur de nombreux changements dans son 11 de départ. Certes, celui-ci s’est avéré infructueux étant donné que l’OL s’est imposé au Parc des Princes, relançant au passage (un peu) le suspense pour le titre en Ligue 1, mais sans la moindre gestion de la part de l’Espagnol, les titulaires seraient promis à l’infirmerie à l’image de Vitinha, à qui il faudra bien trouver une doublure un jour.
« Si on doit le faire, on le fera encore dans les prochains matchs », prévient Luis Enrique
Que ce soit Ilia Zabarnyi, qui ne porte pas vraiment bonheur à chaque fois qu’il est titulaire, Gonçalo Ramos - pareil supplément pénalty raté - ou Senny Mayulu, porté disparu, on ne peut pas dire que les seconds couteaux aient offert satisfaction à leur coach. Celui-ci se défend en expliquant à qui veut bien l’entendre qu’il n’avait pas trop le choix.
« On va jouer un match tous les trois jours [jusqu’à la fin de la saison], il faut surmonter ça avec l’équipe, aujourd’hui on a changé six joueurs et si on doit le faire, on le fera encore dans les prochains matchs, a prévenu Luis Enrique en conférence de presse. Si vous ne comprenez pas ça, vous ne comprenez rien. Tu dois jouer neuf matchs en vingt-sept jours, tu veux faire quoi ? Après une défaite, c’est facile de dire qu’on a raté mais on va chercher à gagner les deux compétitions alors on doit le faire. »
Seul rayon de soleil dans le ciel parisien dimanche, le retour de Fabián Ruiz après plusieurs mois d’absence, qui permet au milieu parisien de tenir sur un fil. Jusqu’à quand et surtout : cela suffira-t-il contre le Bayern Munich, titré dimanche pour la 35e fois ?



















