« Le vélo de Ghislain Lambert » : Une boîte bretonne réédite les maillots collector du film
VINTAGE•L’entreprise Noret, qui avait confectionné les tenues, a décidé de les ressortir dans une version moderne plus de 20 ans après la sortie du filmJérôme Gicquel
L'essentiel
- Cela fait plus de 20 ans que le film « Le vélo de Ghislain Lambert » avec Benoît Poelvoorde est sorti en salles.
- A l’époque, c’est l’entreprise bretonne Noret qui avait confectionné les maillots collector.
- En guise de clin d’oeil aux fans, la société a décidé de rééditer ces tenues vintage et collector dans une version plus moderne.
Pour tous les amateurs de la petite reine, il fait partie des films cultes. Cela fait plus de 20 ans déjà que Le vélo de Ghislain Lambert est sorti en salles. Réalisé par Philippe Harel, ce film à gros budget (11 millions d’euros) nous plongeait dans le monde du cyclisme dans les années 1970, une époque où les oreillettes, les capteurs et les watts n’avaient pas encore gangrené le peloton. Au sommet de sa gloire, Benoît Poelvoorde y campait le rôle d’un cycliste belge, né le même jour que la légende Eddy Merckx mais sans son talent. Un loser magnifique qui n’hésitera pas à plonger dans le dopage en quête d’une gloire qui n’arrivera jamais.
Sans avoir été un grand succès en salles, le film nous a offert quelques scènes et répliques croustillantes. Mais on garde aussi en mémoire ces tenues vintage portées par les coureurs dont les fameux maillots Magicrème ou Epedex. C’est en Bretagne, une terre mordue de cyclisme, que ces tenues légendaires ont été fabriquées et tricotées dans les ateliers de l’entreprise Noret. « La production recherchait des vêtements d’époque pour les figurants et n’arrivait pas à trouver les volumes suffisants pour habiller les équipes » raconte son directeur général Jean-Noël Bonenfant.
Pierre Rolland a pris la pose pour le shooting
Voilà comment l’entreprise familiale, fondée en 1939 à Saint-Denoual (Côtes-d’Armor) et spécialiste des tenues cyclistes, s’est donc retrouvée à confectionner plus de 1.500 pièces dans l’urgence. Deux décennies plus tard, Noret a décidé de ressortir des placards ces légendaires maillots bleu ciel ou orange formica en les rééditant dans une version moderne. « On garde le côté vintage mais avec les standards des maillots d’aujourd’hui à savoir une coupe plus proche du corps et un tissu plus respirant », détaille Thibault Desmasures, directeur marketing de la société.
Pour le shooting, c’est le désormais retraité Pierre Rolland, coureur instinctif célèbre pour ses attaques, qui s’est prêté au jeu. « Pendant quelques heures je me suis retrouvé à la grande époque des Merckx et des Poulidor, indique le puncheur. Du casque en cuir à la Peugeot 504 en passant par les murs de briques, il ne manquait plus que les effluves de bière et de fricadelle. » Mis en vente depuis fin novembre, ces maillots vintage semblent en tout cas ravir les fans de cyclisme avec un carnet de commandes qui ne désemplit pas.
Surfant sur cette vague rétro, l’entreprise Noret prévoit d’ailleurs de changer de braquet l’an prochain en ressortant quelques-uns des maillots mythiques qu’elle a produits comme ceux des équipes Gitane-Campagnolo de Joop Zoetemelk ou Lucien Van Impe et de Renault-Elf, la formation avec laquelle Bernard Hinault a remporté quatre Tours de France. « Notre entreprise fait partie du patrimoine cycliste français et nous voulons désormais mettre en avant son histoire », assure Thibault Desmasures.


















