Fast fashion : Le combat d’une marque française pour un prêt-à-porter plus durable
mode éthique•Loom fait partie de ces marques de vêtements qui tentent d’imposer son modèle de production lent favorisant la qualité au rendementLéa Zacsongo-Joseph
L'essentiel
- Loom, marque française de prêt-à-porter durable, propose une alternative éthique à la fast fashion.
- Ses produits, conçus en France et au Portugal, se distinguent par leur caractère évolutif, garantissant leur durabilité et leur résistance au temps.
- L’entreprise privilégie l’éthique avant les considérations financières, témoignant de son engagement à transformer l’industrie de la mode en une industrie éthique.
«La particularité de nos vêtements, c’est que lorsque vous les achetez, vous ne les rachèterez pas aussitôt », souligne Julia Faure de la société Loom interrogée par 20Minutes.tv. Marque française de prêt-à-porter durable fondée en 2016 par Julia et Guillaume Declair, Loom affiche une ambition claire : promouvoir la consommation éthique en matière de vêtements.
Parce qu’en France, une personne achète en moyenne près de 10 kg de textiles et chaussures chaque année, parce que 70 % des vêtements vendus en France sont fabriqués en Asie du Sud-Est, où la main-d’œuvre est exploitée selon Greenpeace, des marques de prêt-à-porter comme Loom propose une alternative durable à ses clients afin de contrer les effets délétères de la fast fashion.
Moins mais mieux
Les produits de la marque, conçus en France et au Portugal, se distinguent par leur caractère évolutif. Basée sur les retours des clients, cette approche permet aux vêtements, accessoires et chaussures proposés de se réinventer de génération en génération, garantissant ainsi leur durabilité et leur résistance au passage du temps. « Nous avons réussi à nous améliorer tant en matière de qualité que d’éthique », confirme Julia Faure, la cofondatrice de Loom.
Toutefois, l’entreprise place la lutte en faveur de l’éthique avant les considérations financières. « Il n’y a aucune variation de notre chiffre d’affaires, que nos vendeurs réalisent 0 ou 1.000 euros en une journée. Cela n’affecte en rien leur rémunération », explique Julia Faure. Cette position témoigne de son engagement en faveur de la transformation de l’industrie de la mode en une industrie plus éthique.


















