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10 randonnées faciles en France pour débutant
Ces dix itinéraires faciles offrent une première approche idéale de la randonnée itinérante, partout en FranceFostine Carracillo pour 20 Minutes
L'essentiel
- La randonnée itinérante se découvre aussi en douceur.
- Ces dix parcours faciles sont pensés pour débuter sans se décourager.
- Entre forêts, lacs et sentiers côtiers, ils offrent le goût de l’évasion sans la difficulté.
Envie de vous lancer dans la randonnée itinérante sans savoir par où commencer ? Inutile de tourner en rond : voici dix parcours pensés pour ceux qui débutent, sans sacrifier le plaisir du paysage. À travers la France, ces itinéraires accessibles permettent de goûter aux joies de la marche sur plusieurs jours, à votre rythme, avec ou sans nuit en bivouac. Que vous partiez pour une première fois ou que vous cherchiez simplement une parenthèse facile à caser dans un week-end, ces sentiers offrent un bon équilibre entre effort, évasion et simplicité.
Le sentier des douaniers (Bretagne)
Plus long sentier de grande randonnée de France, le GR® 34 suit les contours de la côte bretonne sur près de 2.000 kilomètres. Surnommé « sentier des douaniers », il se distingue par son accessibilité, avec de nombreux tronçons faciles à parcourir, idéaux pour une découverte en douceur de la randonnée itinérante. Parmi les portions les plus appréciées, la côte de Granit Rose au nord, avec ses formations rocheuses caractéristiques, ou encore la presqu’île de Crozon dans le Finistère, offrent des paysages variés et bien balisés.
La marche se fait sans difficulté particulière, sur des chemins côtiers bien entretenus, souvent à proximité de villages et de plages. Que l’on parte pour quelques heures ou pour plusieurs jours, ce sentier offre un bon compromis entre effort modéré et diversité des panoramas. C’est une porte d’entrée idéale pour celles et ceux qui souhaitent découvrir la randonnée en bord de mer.
La Gascogne entre Éauze et Lectoure (Gers)
Sur cette portion de la voie du Puy, entre Éauze et Lectoure, le temps semble ralentir au rythme des pas. En quatre jours de marche tranquille, les 65 kilomètres déroulent une Gascogne rurale faite de petites collines, de chemins bordés de haies et de villages pleins de charme. Ce bout de chemin de Compostelle n’a rien d’un exploit sportif, mais tout d’une immersion apaisante dans une campagne vivante, loin du tumulte.
Le paysage change sans jamais brusquer, offrant juste ce qu’il faut de relief pour rythmer la marche. On avance dans le calme, bercé par les bruits du vent et le chant des oiseaux, entre deux haltes improvisées pour admirer un point de vue ou partager un casse-croûte. Une itinérance douce, parfaite pour découvrir la marche au long cours sans s’imposer de défis.
Lac de Roy (Haute-Savoie)
Pas besoin d’être un randonneur chevronné pour s’offrir une parenthèse en altitude : le lac de Roy, perché à 1.660 mètres, coche toutes les cases d’une belle promenade accessible. Situé au-dessus de Taninges, non loin du lac d’Annecy, ce petit coin de montagne entouré de prairies se rejoint en une trentaine de minutes de marche. Idéal pour une première approche de la randonnée en famille, avec un pique-nique au bord de l’eau et quelques marmottes en toile de fond. L’effort est mesuré, le décor gratifiant, et chacun y trouve son compte.
Pour ceux qui souhaitent s’épargner le dénivelé, il suffit de prendre la route en direction de la station de Praz de Lys depuis Taninges. On se gare au plus près, on enfile les chaussures, et le reste se fait en douceur. Les plus motivés peuvent même prolonger l’aventure sur des sentiers plus exigeants, pendant que les autres profitent simplement du calme et de la vue.
Forêt de Fontainebleau (Seine-et-Marne)
À une heure de Paris, la forêt de Fontainebleau déroule ses 25.000 hectares comme un immense terrain d’aventure. Ici, le sol alterne sable blond, dalles de grès et chaos rocheux, tandis que les pins, hêtres, chênes et bouleaux composent une toile végétale d’une rare diversité. Cette mosaïque naturelle, sillonnée par plus de 1.600 kilomètres de chemins, offre aux familles un terrain de jeu infini.
Parmi les circuits les plus accessibles, certains font mouche à tous les coups : la Cavalière des Brigands et ses allures de cachette secrète, ou encore la vallée d’Arbonne, parfaite à l’automne quand les châtaignes tombent entre les rochers. Ces boucles courtes, mais dépaysantes prouvent qu’il suffit parfois de quelques kilomètres bien choisis pour faire naître une vocation de randonneur.
Vallée des lacs (Vosges)
La vallée des Lacs offre un terrain de jeu parfait pour les marcheurs de tout âge. Gérardmer, Longemer et Retournemer dessinent les contours de ce décor vosgien, traversé par plus de 350 kilomètres de sentiers balisés. On y marche sans difficulté, souvent à l’ombre des sapins, parfois au bord de l’eau, avec pour étapes des lieux aux noms évocateurs comme le pont des Fées, la cascade des Mérelles ou le saut des Cuves.
Ajoutez à cela la douceur de Gérardmer, station de ski tranquille et point de départ de nombreuses balades, et vous obtenez une destination idéale pour s’initier à la randonnée ou varier les plaisirs au fil des jours.
Cascades du Hérisson (Jura)
Convaincre les enfants de marcher n’est pas toujours gagné d’avance. Mais dans le Jura, le long du torrent du Hérisson, l’argument se trouve à chaque virage : des chutes d’eau spectaculaires, une trentaine en tout, jalonnent ce parcours vivant et ludique. Parmi les temps forts, la cascade du Grand Saut, qu’on peut contourner pour passer derrière le rideau d’eau, et surtout la majestueuse cascade de l’Éventail, haute de 65 mètres, dont les trombes s’écrasent en contrebas dans un grondement continu.
Au départ de Doucier, le sentier remonte le cours d’eau, dans un décor de sous-bois frais et de roches moussues. L’aller-retour se fait en trois heures environ, mais avec autant de haltes possibles pour observer, jouer ou simplement s’émerveiller, les kilomètres passent sans qu’on y pense.
Lacs d’Ayous (Pyrénées-Atlantiques)
Avec ses paysages variés et son dénivelé raisonnable, cette randonnée de cinq heures a tout pour séduire les marcheurs en quête d’une belle journée en altitude. Depuis le lac de Bious-Artigues, le sentier grimpe doucement à travers une forêt de hêtres et de sapins, débouche sur de vastes plateaux où paissent chevaux et brebis, puis serpente entre les lacs d’origine glaciaire, à près de 1.900 mètres. Le pic du Midi d’Ossau, massif et imposant, veille sur le parcours, jusqu’à se refléter dans les eaux des lacs d’Ayous quand le ciel est clair.
Pour accéder au départ, il suffit de se garer en contrebas et de rejoindre le lac à pied, en suivant la route ou en empruntant un sentier plus direct. L’effort reste mesuré, et la récompense visuelle, constante. Un itinéraire qui permet d’initier petits et grands à la montagne sans les décourager, tout en leur offrant une immersion complète dans la beauté des Pyrénées.
Cirque de Saint-Même (Isère)
Au pied des falaises de la Chartreuse, le cirque de Saint-Même déroule un décor spectaculaire sans demander d’exploits. Niché à 900 mètres d’altitude, ce coin de nature abrite cascades, pelouses accueillantes et forêts denses, parfaites pour un déjeuner les pieds dans l’eau.
Le sentier du Fond du Cirque, facile et balisé, conduit petits et grands au cœur de cette cuvette verdoyante en une demi-heure à peine. Pour les plus curieux, ou les plus endurants, la montée vers la Grande Cascade promet un joli défi et des jambes qui s’en souviendront. Il vaut mieux s’y rendre tôt en été : l’accès est régulé de mai à septembre pour protéger ce lieu fragile, avec un péage fixé à 3,50 euros.
Île de Porquerolles (Var)
Porquerolles a le chic de conjuguer nature préservée et escapade accessible. Au nord, les plages de sable fin s’ouvrent sous les pins et les bruyères. Au sud, la côte se fait plus abrupte, battue par les vents. Entre les deux, un village aux façades pastel, des vignobles en pente douce et un rythme ralenti qui convient parfaitement aux familles. Ici, pas de voitures : on explore à pied ou à vélo, le long des 54 kilomètres de sentiers qui sillonnent l’île. Sept kilomètres de long, mais largement de quoi déconnecter.
La traversée a un prix, et l’affluence estivale peut grignoter un peu du charme tranquille qu’on vient y chercher. Mais en choisissant bien son moment, loin des pics de juillet-août, on retrouve ce que Porquerolles a de meilleur : un équilibre rare entre authenticité, douceur et simplicité.
Montagne noire (Tarn)
Au cœur de cette forêt mêlant hêtres et sapins, plusieurs itinéraires de deux à quatre heures permettent d’observer, en août, le passage de milliers d’oiseaux migrateurs. En chemin, on croise un patrimoine remarquable, comme ces cabanes en pierre sèche qui ponctuent les sous-bois. Le sentier de Wibault, lié à l’histoire de l’Aéropostale, conduit au lieu du crash du pilote Génin, devenu site de mémoire.
En rejoignant les crêtes, la boucle se termine sur une vue dégagée qui embrasse le Minervois et, au loin, les Pyrénées. Un parcours bien rythmé, accessible, qui mêle patrimoine naturel et histoire locale.


















