Passage à l’heure d’hiver 2025 : Quand reculer vos montres ?
L’heure du plaid•Le passage à l’heure d’hiver approche, avec son lot de soirées écourtées et de matins plus sombres. Voici tout ce qu’il faut savoirFostine Carracillo pour 20 Minutes
L'essentiel
- Instauré en 1975 pour économiser l’énergie après le choc pétrolier, le changement d’heure rythme encore nos saisons.
- Le passage à l’heure d’hiver aura lieu dans la nuit du 25 au 26 octobre 2025, avec une heure de sommeil gagnée.
- Malgré un vote européen pour sa suppression en 2019, la mesure reste en vigueur, dans l’attente d’une décision commune des États membres.
Chaque année, à la même période, le passage à l’heure d’hiver s’impose comme un rendez-vous immuable. En reculant d’une heure, les montres annoncent le retour des soirées précoces, de la lumière qui s’éteint trop tôt et de cette fraîcheur qui signe l’entrée dans la saison froide.
Le retour à l’heure d’hiver
Dans la nuit du 25 au 26 octobre 2025, les aiguilles feront marche arrière : à trois heures, il sera de nouveau deux. Une heure de sommeil gagnée, certes, mais aussi des fins de journée qui s’assombrissent plus vite. Si vos écrans se mettent à jour sans effort, les réveils et les fours, eux, réclameront encore un petit ajustement manuel.
Ce rendez-vous biannuel rythme désormais les saisons en Europe. On avance au printemps, on recule à l’automne. En France, seul l’Hexagone est concerné par ce passage à l’heure d’hiver, les territoires d’Outre-mer y échappant à l’exception de Saint-Pierre-et-Miquelon, fidèle à la tradition du changement d’heure selon le calendrier nord-américain.
Aux origines du changement d’heure
Né dans le sillage du choc pétrolier de 1973-1974, le changement d’heure voit le jour sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing. Par un décret du 19 septembre 1975, la France adopte une heure d’été censée réduire la consommation d’énergie. « Le changement d’heure a été instauré principalement dans le but de réaliser des économies d’énergie à la suite du choc pétrolier de 1973-1974 et de l’envolée des prix du pétrole, peut-on lire sur le site de Vie-publique. Il s’agissait d’économiser l’électricité produite à l’époque principalement par le fioul, grâce à une heure d’ensoleillement naturel de plus le soir. »
Au fil des années 1980, cette initiative s’étend à l’ensemble des États membres de l’Union européenne. Chaque pays fixait alors librement ses dates avant qu’une harmonisation ne soit décidée en 2002. Depuis, le rituel reste inchangé : on passe à l’heure d’été le dernier dimanche de mars et à l’heure d’hiver le dernier dimanche d’octobre. Une mesure pensée comme temporaire, mais devenue, avec le temps, un rendez-vous bien ancré dans nos habitudes.
Vers la fin du changement d’heure ?
L’idée n’est pas nouvelle : mettre un terme au changement d’heure revient régulièrement sur la table depuis des années. En 2019, le Parlement européen avait d’ailleurs voté sa suppression, un vote historique resté sans suite concrète. Cette même année, une vaste consultation menée par l’Assemblée nationale recueillait plus de deux millions de participations, dont 83,74 % favorables à l’abandon du système. Fatigue accrue, troubles du sommeil, faible impact énergétique, hausse des accidents de la route… les arguments contre s’accumulent, reflet d’un ras-le-bol largement partagé à travers l’Europe.
Sous cette pression populaire, la Commission européenne avait présenté en mars 2019 un projet de directive pour en finir avec ces allers-retours saisonniers, laissant à chaque pays le choix de rester à l’heure d’été ou à l’heure d’hiver. Le texte, adopté par le Parlement, semblait prêt à entrer en vigueur en 2021, avant que la pandémie de Covid-19 ne vienne geler toute avancée. Depuis, le dossier n’a pas disparu : la Commission l’a réinscrit cette année à son programme de travail. Reste à savoir si, cette fois, l’Europe passera enfin à l’heure de la décision.
Mieux traverser le passage à l’heure d’hiver
Chaque automne, notre corps doit composer avec ce léger désaccord entre les aiguilles et la lumière. L’horloge biologique, réglée sur un cycle immuable de 24 heures, peine parfois à suivre ce décalage d’une heure. Fatigue, irritabilité, sommeil agité : les premiers jours peuvent se révéler un peu chaotiques, le temps que l’organisme retrouve son équilibre, généralement en moins d’une semaine.
Pour accompagner cette transition sans heurts, mieux vaut préparer le terrain. Décaler son heure de coucher par petites tranches, profiter pleinement de la lumière du jour, même tamisée, ou s’offrir une promenade en plein air suffisent souvent à remettre les pendules internes à l’heure. On allège aussi les repas du soir, on met le café et l’alcool de côté après l’après-midi, et certains complètent l’effort avec un peu de mélatonine pour mieux dormir ou de vitamine D pour contrer la grisaille de saison.



















