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Avec la guerre au Moyen-Orient, des compagnies augmentent le prix des vols

Billets d’avion en hausse : Quelles compagnies ont augmenté leurs prix à cause de la guerre au Moyen-Orient ?

CONSOLe conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran a fait flamber les tarifs de plusieurs compagnies. Explications
Hervé  Vila pour 20 Minutes

Hervé Vila pour 20 Minutes

Le prix du kérosène et les changements de trajets ont obligé certaines compagnies à augmenter leurs prix depuis le début du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Les récentes attaques de raffineries dans la zone n’ont pas arrangé les choses. Si l’on ajoute à cela les difficultés, voire l’impossibilité d’acheminer le pétrole par le détroit d’Ormuz, on comprend les causes de la flambée des prix des vols de plusieurs aérolignes.

Les compagnies qui ont augmenté leurs tarifs sur les billets depuis le début de la guerre au Moyen-Orient

  • Air France sur le long-courrier, ou encore d’autres compagnies asiatiques, ont appliqué ces surcharges carburant pouvant grimper jusqu’à plus de 100 euros. En agissant de la sorte, elles compensent l’augmentation du prix du kérosène et de sa consommation plus élevée en raison des détours obligés en raison de la fermeture des espaces aériens.
  • On peut citer Cathay Pacific (qui propose d’ailleurs le vol Sydney-Londres en classe affaires à… 24 142 € en avril), AirAsia et Thai Airways ont également modifié leurs tarifs suite à cette envolée des coûts. Afin d’expliquer cette décision, le directeur général de Cathay Pacific a rappelé lors d’une conférence que le coût du carburant depuis le début du mois était de deux fois supérieur à la moyenne des deux mois précédents. Depuis le 18 mars, les surcharges carburant ont donc été appliquées sur l’ensemble des lignes de la compagnie.
  • AirAsia a annoncé s’adapter à l’évolution des conditions de marché. Pour l’heure, elle applique donc temporairement le prix des billets et les surcharges carburant.
  • De son côté, Thai Airways s’attend à une hausse des tarifs aériens de 10 % à 15 %. Qantas a également augmenté ses prix selon les routes.
  • La compagnie scandinave SAS applique un ajustement temporaire des prix. Elle annulera un millier de vols en raison du prix du carburant. La concurrente de SAS, Norwegian, met en place 120 départs supplémentaires entre le 25 mars et le 12 avril pour prendre en charge les vols annulés.
  • Air New Zealand, qui augmente de 10 dollars néo-zélandais (5,10 €) les billets aller simple en économie sur les vols intérieurs, de 20 dollars néo-zélandais (10,20 €) sur les liaisons court-courrier et de 90 dollars néo-zélandais (45,90 €) sur les vols long-courriers.

De pire en pire dans les prochaines semaines

  • Des compagnies comme Lufthansa et Ryanair disposent de couvertures sur le carburant et peuvent bloquer à l’avance certains prix d’achat. Cela leur permet de sécuriser une partie de leurs approvisionnements à des tarifs fixes. Mais une fois les réserves terminées, les prix repartiront en hausse.

Le baril de Platts, l’indice de référence, est passé d’environ 100 dollars à plus de 200 dollars en Europe. Il faut savoir que le carburant aérien augmente beaucoup plus vite que le pétrole lui-même, notamment car il faut passer par les raffineries pour le rendre utilisable dans les avions.