20 Minutes avec agences
L'essentiel
- Le chrysanthème est devenu la fleur des tombes après la Première Guerre mondiale, quand Raymond Poincaré a demandé, le 11 novembre 1919, de fleurir les monuments aux morts.
- Il a été choisi car il fleurit à cette période et résiste au froid, et il a peu à peu remplacé les bougies autrefois placées sur les tombes.
- Venue d’Asie, cette « fleur d’or » symbolise le bonheur et l’amour en Chine et au Japon, alors qu’en France elle est associée à la mort.
Si l’on dépose des chrysanthèmes sur les tombes à la Toussaint, c’est en grande partie à cause de la Première Guerre mondiale. En 1919, pour le premier anniversaire de l’armistice, le président Raymond Poincaré a demandé que les monuments aux morts soient fleuris, rappelle la Ville de Paris. Le chrysanthème, qui fleurit à cette période, a été choisi. Depuis, il est resté la fleur des cimetières.
Pourquoi le chrysanthème est-il devenu la fleur de la Toussaint ?
Le chrysanthème est devenu la fleur de la Toussaint après la Première Guerre mondiale. Le 11 novembre 1919, le président Raymond Poincaré a exigé que « tous les monuments aux morts de France soient fleuris », indique la Ville de Paris. Selon le site catholique Aleteia, il avait demandé aux Français de fleurir les tombes des soldats morts au front.
Le chrysanthème a été retenu pour l’occasion. Il s’est alors associé aux morts et aux veuves de guerre, puis, avec le temps, à la fête des morts du 2 novembre, explique la Ville de Paris. Les Français ont ensuite pris l’habitude de l’utiliser pour fleurir les tombes de leurs proches à la Toussaint, ajoute Aleteia.
Pourquoi a-t-on choisi le chrysanthème plutôt qu’une autre fleur ?
Le chrysanthème a été choisi parce qu’il fleurit justement à cette période de l’année. À ce moment-là, il « déploie fièrement » une « floraison spectaculaire », souligne la Ville de Paris. Aleteia avance une deuxième raison : le chrysanthème résiste aux basses températures, un atout pour une fleur exposée dehors en novembre.
Que mettait-on sur les tombes avant le chrysanthème ?
Avant le chrysanthème, on honorait les défunts avec des bougies. Jusqu’au XIXe siècle, des bougies étaient placées sur les tombes, selon Aleteia. Les chrysanthèmes d’automne ont peu à peu remplacé ces flammes.
D’où vient le chrysanthème ?
Le chrysanthème vient d’Asie. Il était cultivé de longue date en Chine, puis s’est diffusé au Japon, où il est devenu l’emblème du pays et le symbole de l’empereur, selon Aleteia. Son nom, lui, vient du grec : « chrusos » signifie or et « anthemis » fleur, soit « fleur d’or », précise la Ville de Paris.
En France, c’est un capitaine de la marine, Pierre Blancard, qui a été le premier à importer des boutures de chrysanthème depuis la Chine, en 1789, d’après la Ville de Paris. La fleur a ensuite connu un grand succès à la Belle Époque, portée par la mode du style japonais et l’Art nouveau, rapporte Aleteia.
Le chrysanthème est-il une fleur de deuil partout dans le monde ?
Non, le chrysanthème n’a pas la même signification partout. En Asie, il évoque le bonheur et l’amour, alors qu’en France et en Belgique, il est associé à la mort, explique Aleteia. Au Japon, offrir des chrysanthèmes symbolise l’éternité, et l’on jette même leurs pétales lors des mariages, indique la Ville de Paris.
En France, la tradition reste bien ancrée. Près de 4 millions de foyers ont acheté des plantes pour la Toussaint en 2023, et les chrysanthèmes représentaient 60 % de ces achats, selon une étude réalisée pour l’interprofession de l’horticulture Valhor, citée par la Ville de Paris.