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Une nouvelle application de rencontre cartonne, et vous la connaissez déjà
cupidon

Facebook dating, l’appli de rencontre que personne n’attendait et qui séduit de plus en plus d’utilisateurs

Oubliez Tinder et Hinge : l’appli de rencontre qui cartonne aujourd’hui… c’est Facebook. Discret depuis 2019, son service « Rencontre » séduit désormais de plus en plus d’utilisateurs
Victoria  Berne

Victoria Berne

L'essentiel

  • Avec plus de 21 millions d’utilisateurs actifs quotidiens, Facebook Dating dépasse Hinge dans un marché pourtant en perte de vitesse.
  • C’est aussi un service gratuit et crédible, car les profils sont plus complets et avec une absence totale de fonctionnalités payantes.
  • Le public est large et touche aussi les jeunes : quadras fidèles à Facebook, divorcés, mais aussi les moins de 30 ans qui cherchent une expérience plus simple et moins performative.

Il y a une application de rencontre qui cartonne en ce moment et vous n’allez vraiment pas deviner laquelle. Loin de la hype de Hinge, Tinder ou Bumble, c’est Facebook qui bouscule l’univers du dating, et qui lui offre par ailleurs un petit retour de grâce inattendu. Oui, oui, c’est bien Facebook. Le réseau que beaucoup disent avoir laissé tomber ou qu’ils utilisent secrètement pour se rappeler des dates d’anniversaire de leurs amis.

Selon le New York Times, Facebook Dating est même devenu un véritable succès surprise. Le service s’installe sur le podium des applications les plus utilisées, dépassant Hinge en nombre d’utilisateurs quotidiens et s’impose comme l’une des fonctionnalités qui fonctionnent le mieux chez Meta.

« Rencontre », le petit onglet discret de votre Facebook

Lorsque « Rencontre » a été lancé en 2019, presque personne ne l’a remarqué, niché dans un onglet discret apparaissait dans le réseau social. Aucune communication massive. À l’époque, cette fonctionnalité semblait conçue comme un complément parmi d’autres, loin de l’ambition d’aller concurrencer les autres grands acteurs du secteur.

Et pourtant chaque utilisateur a bien cette fonctionnalité sur son application, il suffit simplement d’aller dans l’onglet « menu » et il est là.

Mais depuis quelques mois pourtant, les chiffres racontent une tout autre histoire. Le New York Times relève que Facebook Dating revendique plus de 21 millions d’utilisateurs actifs quotidiens. À titre de comparaison, Hinge en compte environ 15 millions. L’autre surprise est que cette croissance arrive à un moment où l’ensemble du marché du dating ralentit, et où bon nombre d’utilisateurs dénoncent la « dating fatigue ». Tom Alison, le responsable de Facebook raconte au New York Times qu’après avoir lu un article sur la baisse du secteur, il a interrogé son équipe pour savoir si leur service connaissait la même tendance. On lui a simplement répondu que non, qu’ils continuaient même à progresser.

De « vraies » personnes sans barrière payante

« C’est qu’il y a de vraies personnes sur Facebook » explique le responsable au New York Times. « Vous pouvez voir qui ils sont, vous pouvez voir comment vous êtes connecté à eux, et si vous avez des amis communs, il est plus facile de voir que vous avez des intérêts communs. »

Bien loin des comptes à moitié vides, Facebook dating repose sur des années d’existence numérique. Les profils affichent souvent une identité réelle, construite avec des amis et des centres d’intérêt. Cette matière donne aux matchs plus de matière pour matcher. Autre avantage non négligeable : tout est gratuit. Pas de boosts, pas de superlike premium, pas d’abonnement pour avoir le droit de discuter. Dans un contexte de lassitude générale envers les applis de rencontre, cette absence de barrière économique ne peut qu’être vue positivement.

Mais qui utilise cette fonctionnalité ?

Une question légitime au vu du désamour que connaît Facebook depuis quelques années. La aussi, la clé de ce succès tient dans la stratégie de Meta. Plutôt d’essayer de rattraper la Gen Z déjà happée par d’autre application, s’appuie sur son propre public et sa force tient dans la diversité de ses utilisateurs : des quadras, des divorcés, des personnes qui n’ont jamais quitté Facebook.

Mais les jeunes ne sont pas non plus mis à part. Le New York Times souligne aussi un phénomène inattendu : les moins de 30 ans ne désertent pas le service, au contraire. Les conversations dans cette tranche d’âge ont augmenté de 7 % en un an. « Lorsque vous regardez l’utilisation de la génération Z sur Facebook, ils n’utilisent pas le flux de médias sociaux », a déclaré Mike Proulx, directeur de recherche chez Forrester VP, une société de recherche. « Ce qui les ramène sur la plate-forme, c’est Marketplace, Messenger, Dating. »

Sans artifices de marketing, sans option payante, Facebook Dating s’impose simplement en proposant de rencontrer des personnes évoluant dans nos entourages. On pensait que Facebook avait perdu son charme et son influence, il lui manquait finalement qu’un onglet discret pour revenir faire battre nos cœurs.