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Comment avoir des taches de rousseurs semi-permanentes ?
tendance

Tache de rousseur semi-permanentes : quelles sont les meilleures techniques ?

Les fausses taches de rousseur séduisent de plus en plus. Sur les réseaux sociaux, les techniques au henné ou de tatouage semi-permanent sont prisées, mais quels sont les risques ?
Victoria  Berne

Victoria Berne

L'essentiel

  • Le henné naturel et bio permet de créer de fausses taches de rousseur pendant environ trois semaines.
  • Le tatouage semi-permanent offre un résultat durable de trois à cinq ans, mais nécessite réflexion.
  • Le maquillage représente l’option réversible et sans risque, avec des techniques utilisant des feutres ou mascaras à sourcils.

Elles font leur retour en force chaque été, mais désormais, plus besoin d’attendre les rayons du soleil pour les voir apparaître. Les taches de rousseur s’invitent sur les visages via des méthodes plus ou moins durables, devenues virales sur les réseaux sociaux.

Sur TikTok, les tutoriels au henné ou les tatouages semi-permanents sont en vogue. Si l’effet bonne mine séduit, ces techniques impliquent des choix différents, et des précautions à ne pas négliger. Avant de craquer, voici les conseils de trois expertes.

Le henné, la méthode naturelle… sous conditions

C’est la porte d’entrée la plus accessible. Quelques points de henné sur le nez et les pommettes, appliqués au cure-dent ou à l’aide d’un embout fin, et les fausses taches de rousseur apparaissent pour une petite semaine. Mais attention à ne pas utiliser n’importe quel produit.

« Si c’est du henné naturel, bio, bien vérifié, il n’y a pas de problème », affirme Isabelle Rousseaux, dermatologue et membre du Syndicat national des dermatologues-vénéréologues. « Le henné naturel, ça part au bout de trois semaines. Ce n’est pas quelque chose de trop gênant. »

Mais tous les hennés ne se valent pas. « La problématique, c’est que quelques fois, ils ajoutent des colorants dans le henné, et là ça peut donner des problèmes allergiques à la peau. » Elle insiste aussi sur la délicatesse de cette partie du visage : « Si on met quelque chose qui ne plaît pas à la peau, elle peut réagir, et ça pose problème. »

Le tatouage semi-permanent, un engagement sur plusieurs années

Pour celles et ceux qui veulent un effet longue durée, la solution la plus radicale reste le tatouage semi-permanent. Amélie Perez, fondatrice du Studio by Amélie, est l’une des premières à avoir proposé cette technique en France : « En 2015, quand j’ai ouvert mon studio, ce n’était pas du tout une tendance. Ça a commencé à exploser en 2018. » Depuis, la demande ne faiblit pas : « C’est 30 % de nos prestations », indique-t-elle. La technique est entièrement manuelle : « On utilise des aiguilles stériles à usage unique. On vient les tremper dans une encre caramel, puis on pique manuellement le visage pour faire chaque tache. » Le résultat tient entre trois et cinq ans.

Mais la professionnelle met en garde : « Il faut bien réfléchir, parce qu’on parle d’un tatouage. Il vaut mieux commencer par un peu, et faire des retouches si besoin. Enlever, c’est long : c’est au laser, ça coûte cher, il y a une semaine où on peut être très rouge… donc il faut vraiment faire attention. » Elle recommande aussi « de faire très attention chez qui on va, parce que malheureusement je rattrape des catastrophes : des taches noires, trop régulières, qui ne font pas naturelles du tout ».

La dermatologue Isabelle Rousseaux partage cette prudence : « Un tatouage reste. Ce n’est pas parce qu’on le voit sur TikTok, qu’on doit le faire. » Et de rappeler que « les envies d’un jour ne sont pas des envies de toujours ».

Le maquillage, l’option réversible (et stylée)

Pour les indécis ou les curieux, le maquillage reste une option simple, sans douleur ni engagement. « On a des clientes qui ont l’habitude de s’en faire au maquillage ou au henné, et qui en ont marre d’en faire tous les jours. Alors elles viennent pour du tatouage », explique Amélie Perez. Mais pour celles qui préfèrent éviter l’aiguille, le maquillage peut offrir un rendu très convaincant.

Noémie, national makeup artist chez Sephora, recommande de commencer par des produits adaptés : « Les meilleures techniques pour créer de fausses taches de rousseur sont d’utiliser un feutre à sourcils (comme le Brow Pen d’Anastasia Beverly Hills), qui peut être appliqué à même la peau ou par-dessus du maquillage, ou un mascara à sourcils (comme le Gimme Brow de Benefit Cosmetics ou les crayons sourcils de chez Sephora) qu’on viendra frictionner à la surface de la peau. »

Son astuce pour un effet naturel, « il faut utiliser deux teintes différentes du même produit. De cette manière-là, les taches sembleront plus naturelles ». Pour assurer une bonne tenue, elle conseille de les appliquer sur une base longue tenue comme la Hydro Grip Primer de Milk. « Si on souhaite appliquer un fond de teint liquide ou crème, il est préférable d’appliquer une poudre fine et matifiante avant de dessiner les taches. De ce fait, le produit sera plus stable. » Et pour terminer, « utilisez un spray fixateur comme celui de Sephora Collection ». Autre option qui fait son apparition : les « freckle stamps », tampons à fausses taches de rousseur, qui permettent une application rapide et homogène.

Les taches de rousseur, qu’elles soient naturelles ou créées de toutes pièces, restent une tendance forte. Mais entre un effet « bonne mine » temporaire et un tatouage qui dure plusieurs années, il faut bien mesurer son choix. Car ce qui brille sur les réseaux n’est pas toujours sans danger, ni sans retour.