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Qualifié pour la finale, Carlos Alcaraz ou l’art de ne jamais s’inquiéter

Roland-Garros 2025 : Qualifié pour la finale, Carlos Alcaraz ou l’art de ne jamais s’inquiéter

TennisCarlos Alcaraz va disputer sa deuxième finale d’affilée à Roland-Garros après avoir battu Lorenzo Musetti en demie ce vendredi
Antoine Huot de Saint Albin

Antoine Huot de Saint Albin

L'essentiel

  • Carlos Alcaraz s’est qualifié pour la finale de Roland-Garros en éliminant l’Italien Lorenzo Musetti, ce vendredi, en quatre sets : 4-6, 7-6, 6-0, 2-0 ab.
  • Encore bousculé, comme lors de quatre de ses six matchs où il a perdu un set, l’Espagnol a fini par renverser Musetti, qui a abandonné pour un problème physique à la cuisse.
  • « Je ne m’inquiète pas, je sais que j’ai le temps de revenir, je suis fort mentalement », a indiqué le tenant du titre.

De notre envoyé spécial à Roland-Garros,

Les croquetas, David Bisbal, la paella, le Real Madrid qui critique l’arbitre, l’orxata… Les spécialités espagnoles n’avaient plus trop de secrets pour nous. Mais voilà que ces quinze jours à Roland-Garros nous en ont fait découvrir une nouvelle : Carlos Alcaraz perd un set, mais arrive à s’imposer sans difficultés. Sur ses six matchs disputés à Paris, quatre se sont ainsi déroulés de la même manière et, à chaque fois, tout le monde a été pris au piège.

Du deuxième tour face à l’infatigable Damir Dzumhur à la demi-finale, ce vendredi, contre l’artiste Lorenzo Musetti, on s’est toujours posé la même question, sauf lors de ce quart face à l’ignoble Tommy Paul, après la perte d’une manche : « Mais, non, Carlitos, tu ne vas pas déjà te faire sortir ? » Non, pas déjà. Pas avant la finale sur le court Philippe-Chatrier, en tout cas, qu’il retrouvera dimanche un an après avoir soulevé la Coupe des Mousquetaires.

« Je ne m’inquiète pas »

« Je pense juste à moi et au fait que j’ai perdu le set, pas que l’adversaire l’a gagné, je pense que ça fait la différence, a commenté Carlos Alcaraz après la rencontre. Et puis dans certains matchs l’adversaire commence aussi à très bien jouer et je ne suis pas tellement en dessous. Par exemple, aujourd’hui, je jouais bien et j’ai fait juste quelques erreurs. »

Lors des deux premiers sets, Lorenzo Musetti, grâce à un niveau incroyable, a mené la vie dure à l’Espagnol, et il s’en est fallu de peu pour qu’il ne mène deux manches à zéro, la deuxième étant finalement remportée au tie-break par le tenant du titre à Roland-Garros. « Je ne m’inquiète pas, en Grand Chelem, on a le temps de revenir, je suis fort mentalement pour revenir », assure Alcaraz.

« Il est probablement à l’heure actuelle, si ce n’est pas le plus dur à battre dans notre sport, c’est certainement l’un d’entre eux, a concédé l’Italien. Il est extrêmement agressif dans son jeu. Il faut donc constamment rester concentré, et physiquement, avec un revers à une main, c’est difficile de faire face à certains joueurs tels que Carlos ou Jannik. »

21 victoires et 1 défaite sur terre cette saison

A tel point que Musetti a fini par craquer physiquement, lâché par sa jambe gauche en servant au début du troisième set, le poussant à abandonner au début de la manche suivante après avoir encaissé un 6-0. Dimanche, à seulement 22 ans, Carlos Alcaraz disputera donc sa cinquième finale d’un tournoi du Grand Chelem, avec un taux de réussite de 100 %. Il pourrait ainsi devenir le plus jeune joueur à remporter autant de tournois du Grand Chelem, dont deux à Paris.

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Pas mal pour quelqu’un dont la terre battue, où il a un bilan de 21 victoires et une défaite cette saison, ne représente pas le Graal. « Je ne dirais pas que c’est ma surface préférée, a expliqué Alcaraz au quotidien Roland-Garros. Je pense que c’est plutôt le dur, mais j’ai grandi en jouant sur terre. Je m’y sens bien et mon jeu s’y prête. J’aime chaque match que je joue sur cette surface et dès que la saison se termine pour passer sur gazon, cela me manque ! » Le contraire serait quand même étonnant.