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« Pas une année d’au revoir », profitons de Wawrinka tant qu’il est temps

Open d’Australie : « Je ne fais pas une année d’au revoir », profitons de Stan Wawrinka tant qu’il est encore temps

résistanceA bientôt 41 ans, le Suisse, adversaire du Français Arthur Gea au 2e tour du tournoi du Grand Chelem australien, entame sa dernière saison sur le circuit mais n’est pas là pour la galerie
Nicolas Camus

N.C.

Si Stan Wawrinka prend toujours autant de plaisir à jouer que nous à le regarder, alors on comprend bien ce qui a pu pousser le Suisse à s’envoyer une dernière année à parcourir la planète avec sa raquette sur le dos. A bientôt 41 ans, l’homme aux trois titres du Grand Chelem en plein prime du « Big 3 », adversaire du Français Arthur Gea au deuxième tour de l’Open d’Australie mercredi, conserve une motivation de jeunot. On se demande bien comment il fait après quasiment 1.000 matchs sur le circuit (963 précisément), mais de notre côté, on en profite.

Si 2026 sera bien sa dernière danse, l’ancien bras droit de Sir Roger ne veut pas entendre parler de tournée d’adieu. Pas son truc. « Ce n’est pas très excitant. Pour moi, ça a été clair dès le début, je ne fais pas une année d’au revoir, j’ai encore envie d’avoir des résultats », a-t-il martelé lundi, après sa victoire face au Croate Laslo Djere, sa première dans un tournoi Majeur depuis Wimbledon 2024.

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Retombé à la 139e place mondiale, l’ancien numéro 3 n’envoie plus autant de parpaings qu’avant, et ce revers à une main d’une puissance folle, avec ce bruit si particulier quand la balle sort de la raquette, n’est plus aussi régulier ni efficace. Qu’importe. « Je n’essaie pas de ressentir la même chose qu’il y a dix ans ou plus, raconte-t-il. Évidemment, j’aimerais que la sensation soit la même, avec la même puissance et tout le reste, mais j’ai toujours été honnête avec moi-même, en sachant où j’en suis, quelles sont mes capacités et ce que je peux encore accomplir. »

Objectif top 100

Et quand il n’est pas embêté par les inévitables pépins physiques, Wawrinka demeure un sérieux adversaire. Son grand objectif de la saison est de revenir dans le top 100, afin de pouvoir aborder dans de bonnes conditions un maximum de grands tournois.

Pour ça, derrière la vitrine des Grands Chelems, il n’a aucun souci à aller se farcir des challengers, comme à Naples, Cancun, Rennes ou Bratislava l’année dernière. Du moment qu’il y a le jeu… « C’est une légende, je le connais depuis que je joue au tennis », a salué Arthur Gea, 21 ans, quand il a su qu’il allait l’affronter à Melbourne.

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Conscient du mythe auquel il s’attaque, le Français issu des qualifications ne compte pas non le regarder jouer. « Je vais essayer de gagner. Et après, l’applaudir pour sa grande carrière », a-t-il ajouté en souriant. Exactement l’état d’esprit qu’attend le Suisse de ses adversaires.