Sénégal - Maroc : Luis Enrique défend Brahim Diaz, Hervé Renard l’allume
réactions•Si l’entraîneur du Paris Saint-Germain a rappelé que la Panenka ratée de Brahim Diaz en finale de la CAN n’était que du football, Hervé Renard évoque un manque de respect au peuple marocainW.P.
Deux salles, deux ambiances. Deux philosophies, aussi. D’un côté Luis Enrique, de l’autre Hervé Renard. Les deux entraîneurs ont été invités à donner leur avis sur le penalty raté par Brahim Diaz en finale de la Coupe d'Afrique des Nations qui a poussé le Maroc dans une prolongation perdante contre le Sénégal (0-1). Si l’Espagnol se montre empathique, le Français est sans pitié pour le joueur du Real Madrid.
« Tout le monde parle de Brahim, mais je me rappelle de Zidane, qui est dieu du foot, a rappelé l’Espagnol en conférence de presse de veille de match de Ligue des champions contre le Sporting. Il l’a fait dans un Mondial et je me rappelle que Sergio Ramos en a fait une dans un match important. Quand tu marques, personne ne dit rien, tout le monde applaudit, mais quand tu rates, il y a beaucoup de mauvaises opinions sur ce joueur qui est un joueur magnifique. […] Je peux comprendre que ce soit difficile à accepter, mais c’est du sport, rien de plus. »
Hervé Renard a connu la même chose en Coupe arabe… face au Maroc
Le sélectionneur de l’Arabie saoudite ne l’entend pas du tout de la même oreille et pour cause, il a vécu une situation similaire au mois de décembre en Coupe arabe… contre le Maroc (les Saoudiens perdaient 1-0, Al-Hamdan a envoyé une Panenka au-dessus du but adverse). « On a le droit de rater un penalty, mais, en pareil cas, je suis catégorique et je n’ai aucune complaisance, a déclaré Hervé Renard au quotidien Le Parisien. C’est un manque de respect pour tout un pays et tout un peuple en quête d’un succès depuis 50 ans. »
Un décalage total avec les paroles pleines de sagesse de Luis Enrique, qui rappelle que Brahim Diaz n’a tué personne. « Que tu gagnes ou que tu perdes, il ne se passe rien, c’est un sport. C’est plus important les valeurs que tu peux montrer aux jeunes. Brahim n’est pas un assassin ni une mauvaise personne, et c’est important de le dire. »



















