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Victorieuse à Melbourne, Madison Keys fossoyeuse de reines libérée d’un poids

Open d’Australie : Madison Keys en fossoyeuse de reines du circuit pour aller chercher son premier titre en Grand Chelem

Grand ChelemL’Américaine de 29 ans tient enfin son premier titre en Grand Chelem. Elle a battu Aryna Sabalenka en finale à Melbourne (6-3, 2-6, 7-5) deux jours après avoir éliminé Iga Swiatek. Madison Keys est enfin libérée de son « fardeau »
William Pereira

W.P. avec AFP

Plus de huit ans après sa première et unique finale en Grand Chelem, perdue à l’US Open contre sa compatriote Sloane Stephens, Madison Keys a enfin trouvé la clé de la victoire sur un tournoi majeur. L’Américaine l’a démontré en terminant l’Open d’Australie en apothéose par des victoires contre les deux reines du circuit, Iga Swiatek en demies - alors que la Polonaise était jusqu’ici en mode bulldozer - et Aryna Sabalenka en finale. Il s’agit du deuxième titre de rang pour Keys, qui avait remporté le tournoi d’Adélaïde juste avant Melbourne. Un déclic pour la joueuse de 29 ans.

« Ça fait partie de ces choses qui se construisent pas à pas. D’un coup, je gagne quelques matchs à Adel et j’arrive ici. Je pense que gagner le match contre Iga était une grosse étape. J’ai toujours cru que je pouvais y arriver mais en le faisant de cette façon (victoire au super-tie-break), je me suis dit après le match que je pouvais tout à fait gagner samedi. » L’intuition s’est avérée juste.

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La pression, « un fardeau sacrément pesant » dont Keys s’est enfin débarrassée

En interrompant le règne de Sabalenka, double lauréate en Australie, l’Américaine s’est libéré de la pression qui la rongeait depuis le début de sa carrière. Sa première finale majeure avait été un désastre (défaite 6-0 6-3 contre Stephens), la deuxième une réussite totale.

« J’ai dû traverser des moments très difficiles, qui m’ont forcée à travailler sur la pression que je me mettais moi-même sur les épaules. Depuis un très jeune âge, j’avais l’impression qui si je ne gagnais jamais de Grand Chelem, je ne répondrais pas aux attentes des gens à mon égard. C’était un fardeau sacrément pesant à assumer. » Là voilà désormais libérée.