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« J’ai peur »… Comment Océane Dodin a vaincu le stress pour se qualifier

Open d’Australie 2024 : « J’ai peur »… Comment Océane Dodin a vaincu le stress pour se qualifier pour les huitièmes

TennisOcéane Dodin s’est qualifiée pour les huitièmes de finale de l’Open d’Australie, ce samedi, en battant sa compatriote Clara Burel
Antoine Huot de Saint Albin

A.H.

Qui aurait pu imaginer Océane Dodin en deuxième semaine d’un tournoi du Grand Chelem ? Pas grand monde. Même pas son compagnon, Thomas, « pompier à Montpellier » qui fait office de partenaire d’entraînement en Australie. Le jeune homme va d’ailleurs devoir négocier pour prolonger ses vacances. « Il a pris des congés pendant un mois. Là, il est un peu dans la "mouise", parce qu’il n’en a plus, se marre Dodin. A chaque fois en Grand Chelem, on arrête milieu de la première semaine. Faut qu’il appelle pour dire qu’il reste. »

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Après avoir battu sa compatriote Clara Burel (6-2, 6-4), ce samedi, elle affrontera, pour une place en quarts de finale, la Chinoise Qinwen Zheng, n°15 mondiale, venue à bout au super tie-break du troisième set de sa compatriote Yafan Wang (94e). « Je suis forcément surprise, je n’avais jamais dépassé le deuxième tour [en Grand Chelem], je ne m’attendais pas à faire une deuxième semaine, analyse la Française. Mais je sais que quand je suis en confiance, que j’arrive à ne pas être stressée, je peux être dangereuse. »

Stressée, elle l’a quand même été, au moment de conclure un match jusque-là mené de main de maître. La puissante Nordiste a ainsi servi en vain pour le gain du match, à 5-3, et a crié « J’ai peur », avant de se reprendre et de conclure sur l’engagement de Burel au jeu suivant. « J’avais la main qui commençait à trembler, avoue Dodin. Je savais qu’il fallait que je reste très agressive, qu’il ne fallait pas que je laisse jouer, et j’arrivais de moins en moins à le faire. Parfois, il faut que mes émotions sortent. Si elles restent en moi, ce n’est pas très bon. » On veut le même stress au prochain tour, ça sera bon signe.