Masters 1000 Paris : Qui sera le dernier frisson français de l’année 2025 pour inaugurer le tournoi de la Défense ?
hype•Le tennis français court après un dernier frisson au Masters 1000 de Paris, qui se déroulera pour la première fois du côté de La Défense. Alors, qui pour imiter Terence Atmane et Arthur Rinderknech ?William Pereira
L'essentiel
- Le Masters 1000 de Paris ouvre ses portes au tableau principal à partir de ce lundi. Le tournoi se déroulera pour la première fois à La Défense.
- S’il fallait choisir un prétendant au titre de meilleur Français de la semaine, Ugo Humbert aurait été le favori logique après sa finale perdue à Bercy l’année dernière sur sa surface préférée. Mais sa blessure au dos contractée en Suisse ce week-end remet tout en question.
- Parmi les autres Français Corentin Moutet impressionne sur dur indoor depuis plusieurs semaines avec une finale au Kazakhstan et une victoire sur Medvedev à Vienne, tandis que Giovanni Mpetshi Perricard et Arthur Rinderknech sont également attendus. Ce dernier à l’occasion de capitaliser sur sa finale récente à Shanghai.
Curieuse année pour le tennis français. Privée de son leader Arthur Fils depuis sa blessure au dos contractée à Roland-Garros, la France de la balle jaune ne pourra pas compter sur l’Essonnien pour le feu d’artifice final à la défense, nouveau théâtre du dernier Masters 1000 de la saison. Mais les joueurs tricolores ont démontré ces derniers mois qu’ils pouvaient, chacun à leur tour, être plein de surprises.
Cet été, Terence Atmane a révélé tout son potentiel lors de la saison sur dur en battant coup sur coup deux membres du top 10, Taylor Fritz et Holger Rune, avant d’échouer aux portes de la finale contre Jannik Sinner. Plus récemment, à Shanghai, Arthur Rinderknech et son cousin (monégasque) Valentin Vacherot se sont affrontés dans une finale inédite, remportée par le cadet. Forcément, le nouveau public du Masters 1000 de Paris s’attend à quelque chose de grand à La Défense. Alors, de qui viendra la surprise ?
Ugo Humbert, le choix logique contrarié par la blessure
Croisés samedi au Tennis Club de Paris à l’occasion d’une réunion des jeunes talents BNP Paribas, programme dont ils sont parrain et marraine depuis 2018 et que vient notamment de rejoindre Moïse Kouamé, Jo-Wilfried Tsonga et Alizé Cornet croyaient dur comme fer à une excellente semaine parisienne pour Ugo Humbert. « Il va en demie à Bâle, il est très à l’aise en indoor et il a fait finale à Bercy l’année dernière, énumérait notamment l’ancienne numéro 11 mondiale. Je ne prends pas beaucoup de risques en annonçant un beau tournoi pour Ugo. »
Pas de bol, on apprendra quelques heures plus tard le retrait sur blessure du Messin contre Davidovich Fokina en Suisse. Et la réaction à chaud de son entraîneur Jérémy Chardy dans les colonnes de L’Equipe n’incitait guère à l’optimisme. « Ugo s’est fait mal au dos au même endroit que cet été. Je ne suis pas sûr qu’il pourra jouer la semaine prochaine. On va tout faire pour, mais ce soir ça paraît compliqué. » Comme le sort est taquin, Humbert retrouvera l’Espagnol d’entrée à La Défense, ce mardi. S’il ne déclare pas forfait d’ici là.
Moutet en forme, Mpetshi Perricard à surveiller
On ne présente plus la main de Corentin Moutet, mais on avait plutôt pris l’habitude de l’apprécier pendant la saison sur terre battue et plus largement sur les courts les moins rapides du circuit. Mais depuis plusieurs semaines, le nouveau 31e joueur mondial régale sur dur indoor. Finaliste à Astana contre Daniil Medvedev, il a pris sa revanche sur le Russe à Vienne avant de s’incliner en quarts face à Musetti au terme d’un combat mémorable. Comme résumé par l’Italien en conférence de presse ce jour-là, « Corentin est un joueur très coriace qui réalise une saison fantastique. » Son 2e tour possible contre Alexander Bublik est déjà coché dans notre calendrier de la semaine.
Giovanni Mpetshi Perricard sera également - et plus logiquement - attendu au tournant dans les Hauts-de-Seine. Au contraire de l’année dernière, où il arrivait éreinté de son titre à Bâle, le servebot n’aura aucune excuse s’il perd d’entrée, si ce n’est le nom de son adversaire : Grigor Dimitrov. Et encore, le Bulgare revient de blessure.
« Gio pourrait très bien tirer son épingle du jeu sur cette surface, prédit Jo-Wilfried Tsonga. Il aura peut-être la possibilité d’aller pousser les meilleurs joueurs dans leurs retranchements et les forcer à jouer des tie-breaks. Il faut espérer pour Giovanni que la surface soit rapide mais pas à l’excès non plus. » Histoire que ses premières balles supersoniques ne lui soient pas renvoyées aussi vite qu’elles sont parties. Sur ce point, Carlos Alcaraz s’est montré rassurant en arrivant à La Défense. « La surface est plus lente cette année, on peut vraiment jouer du vrai tennis. » On se concentrera surtout sur le début de la phrase de l’Espagnol.
Et si Rinderknech refaisait le coup ?
Du côté des Français moins attendus, Alexandre Müller traverse une fin de saison compliquée et s’il fallait choisir une grosse cote, il faudra probablement chercher du côté d’Arthur Cazaux. Son adversaire au premier tour, Luciano Darderi, n’est pas en grande forme, là où Montpelliérain a récemment fait le plein de confiance en remportant le Challenger de Jinan. La dernière fois qu’il a remporté un titre sur le circuit secondaire, Cazaux avait enchaîné avec un 8e de finale à l’Open d’Australie. Alors peut-être ?
Le plus logique serait encore qu’Arthur Rinderknech capitalise sur sa finale à Shanghai, d’autant que, comme le souligne Tsonga, il ne s’est pas obstiné à rejouer pour surfer sur la vague depuis sa défaite contre Valentin Vacherot. « Grâce à ce choix de ne pas jouer, ce n’est pas idiot du tout, je pense qu’il arrivera en pleine bourre à Paris. Il va falloir compter sur Arthur sur ce tournoi-là. » Le tirage au sort n’a toutefois pas été clément avec le 27e mondial. En cas de qualification pour le 3e tour, il pourrait retrouver le redoutable Jiri Lehecka ou… Valentin Vacherot.


















