Harcèlement moral: Tessa Worley et d’anciennes skieuses soutiennent leur ex-coach accusé de mauvais traitements
SKI•Dans une enquête publiée par Le Monde, d’anciennes étoiles montantes du ski français accusent leur ancien coach, Anthony Séchaud, de harcèlement moral. En réponse, d’autres skieuses ont décidé de soutenir leur ex-coach, dont Tessa Worley20 Minutes avec AFP
La réponse ne se sera pas fait attendre. Alors que plusieurs anciens espoirs du ski français, dont Estelle Alphand, la fille de l’ancien champion tricolore, ont témoigné pour dénoncer le harcèlement moral dont elles disent avoir été victimes entre 2014 et 2018, quand Anthony Séchaud, qu’elles accusent, était directeur des équipes de France femmes, d’autres skieuses ont pris la défense du coach incriminé.
Parmi elles, on retrouve notamment la double championne du monde de géant Tessa Worley. Ces dernières ont affiché leur « soutien » à Anthony Séchaud, mardi, dans un communiqué. « Suite aux récentes accusations publiques contre Anthony Séchaud concernant ses méthodes d’entraînement, nous réaffirmons notre soutien à sa personne et à son engagement professionnel », ont-elles réagi, soulignant également leur « pleine confiance » en l'« éthique professionnelle » du coach mis en cause.
Deux époques, deux visions différentes de l’exigence ?
Entre non-sélections selon elles injustifiées, sentiment d’ostracisation et entraînements « de l’enfer », les athlètes qui témoignent dans cette enquête publiée par Le Monde, toutes nées entre 1992 et 1995, parlent d’un fonctionnement fédéral problématique, avec des « protégées » d’un côté et d’autres mises au ban. Dans cette enquête, Estelle Alphand évoque une époque « horrible » qui l’a finalement poussée à changer de nationalité sportive. « J’apprenais mes sélections par la presse ou on me disait la veille + Au fait, tu cours pas demain + alors que j’étais la plus rapide aux entraînements. »
Selon celles qui ont choisi de soutenir Anthony Séchaud - la plupart étaient plus âgées, nées entre 1982 et 1989 et étaient pour la plupart en fin de carrière, voire déjà à la retraite, entre 2014 et 2018 - le coach adoptait « des approches exigeantes, mais toujours orientées vers la progression et la performance ».
Le projet était « exigeant mais pas injuste », affirmait également vendredi le président de la FFS Fabien Saguez, en précisant que la fédération « condamnait », s’ils ont bien été prononcés, les « propos pas du tout adaptés » relatés dans Le Monde. De son côté, une autre skieuse, Marie Massios raconte qu’elle a pris sa retraite en 2018 après avoir eu l’impression « de devenir folle » tandis qu’un parent parle de « quasi-maltraitance ».


















