Masters 1000 de Paris-Bercy : Malgré la défaite contre Schwartzman, Gasquet se dit « fier d’être toujours là à 34 ans »

TENNIS Gasquet n'a pas été ridicule contre le numéro 9 mondial mais à la fin c'est l'Argentin qui gagne

A.L.G.
Gasquet espère encore finir cette saison dans le Top 50.
Gasquet espère encore finir cette saison dans le Top 50. — Anatoliy Medved/SIPA

La marche était trop haute pour Richie… Incertain jusqu’au tout début du tournoi, Gasquet a finalement réussi son entrée en lice en sortant Fritz au premier tour, mais la suite s’est avérée trop compliquée. Opposé au n°9 mondial Diego Schwartzman au deuxième tour du Masters 1000 de Paris, le Français s’est logiquement incliné en deux sets (7-5, 6-3) et un peu moins d’une heure et demie mercredi.

Schwartzman (9e), récent demi-finaliste de Roland-Garros et pour l’instant le mieux placé pour empocher le dernier billet disponible pour le Masters de fin de saison à Londres, affrontera l’Espagnol Alejandro Davidovich (63e) en huitièmes de finale jeudi.


A Paris, Gasquet avait mis fin à une série de quatre défaites et obtenu sa première victoire depuis deux mois en franchissant le premier tour aux dépens de l’Américain Taylor Fritz lundi. S’il peut intégrer directement le tableau principal, il compte encore jouer la semaine prochaine à Sofia, le dernier tournoi au calendrier 2020, excepté le Masters réservé aux huit meilleurs joueurs de la saison.

« Je ne pensais pas jouer autant de saisons que cela »

Interrogé sur son bilan de la saison, Gasquet a admis que ça avait été chaud de suivre le rythme. « J’ai perdu contre des grands joueurs. Depuis l’US Open, j’ai perdu contre des Top 10, Top 20. Je fais de mon mieux, je ne joue pas mal, mais physiquement il faut que j’élève le niveau quand il y a des matchs à haute intensité contre des personnes de cet acabit. Il faut être en mesure de donner le change », a-t-il expliqué.

Contrairement à d’autres, le natif de Béziers a confié que l’arrêt des compétitions ne lui a pas fait de mal : « J’ai été blessé au mois de mars. Mois d’avril j’ai eu un peu de réussite. Il faut reconnaître que cela ne m’a pas fait tant de mal de ne pas pouvoir jouer mars/avril. Peut-être que je n’aurais pas fini dans les 50 premiers. Je sais que j’ai le niveau en tout cas. »

S’il ne sait pas encore jusqu’à quand il va pousser la machine – « J’espère jouer encore quelques années supplémentaires mais je ne sais pas si ce sera possible » – le 56e joueur mondial s’est dit « fier d’être toujours là à 34 ans ». « Je ne pensais pas jouer autant de saisons que cela. J’ai commencé, j’étais dans les 100 en 2003-2004, je ne m’imaginais pas encore jouer au tennis en 2020. Je suis heureux d’être encore ici, d’être compétitif, de jouer ces grands tournois. Je suis assez fier de ça. »