Roland-Garros : Il pourrait neiger à Paris, Rafael Nadal « continue de faire des pas en avant »

TENNIS L'Espagnol, qui résiste à tout, va tenter dimanche de conquérir son 13e titre Porte d'Auteuil

N.C.

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Rafael Nadal victorieux de sa demi-finale contre Schwartzman à Roland-Garros, le 9 octobre 2020.
Rafael Nadal victorieux de sa demi-finale contre Schwartzman à Roland-Garros, le 9 octobre 2020. — Christophe Ena/AP/SIPA

A Roland-Garros,

Il peut se passer ce qu’on veut avant, quand on est à Roland, Rafael Nadal n’est pas le même homme. Alors qu’on s’attendait à une grosse bataille ce vendredi lors de sa demi-finale contre Diego Schwartzman, qui l’avait battu à Rome il y a deux semaines, l’Espagnol a expédié la chose en trois sets. Et même si le premier a été plus serré que le score ne le laisse penser et que le troisième a duré un peu, le maître des lieux n’a jamais vraiment tremblé (6-3, 6-3, 7-6).

« J’ai commis quelques erreurs, notamment en revers, mais je pense que la différence [avec leur match à Rome] résidait plutôt dans la qualité de son jeu à lui », a rapidement débriefé l’Argentin à la sortie du court. C’est vrai que Nadal a bien changé en quinze jours. Lui qui a besoin de volume pour se sentir bien, il était alors tout juste de retour. Avec des entraînements et cinq matchs de plus dans les pattes, il a écœuré son adversaire. Aussi parce qu’il avait aussi bien analysé ce qui n’avait pas fonctionné en Italie.

« J’essaie toujours d’arriver sur le court avec un plan, avec une détermination. Je pense avoir joué le bon match au plan tactique, a dit Rafa. J’ai fait quelques erreurs au milieu du premier set, mais de manière générale je suis très content de mon match. C’était une victoire importante pour moi contre un excellent joueur. »

C’est vrai, on l’oublierait presque, mais Nadal est comme tout le monde cette année​ : il a besoin de repères. Au moins, cette fois, il a eu droit à un beau soleil pour jouer, contrairement à son quart disputé en pleine nuit et après lequel il s’était plaint. Il ne s’est d’ailleurs pas privé d’en remettre une petite couche, histoire de. « L’autre soir, jouer alors qu’il faisait très froid, c’était dur, a-t-il rappelé. Je dirais même un peu dangereux pour le corps physiquement. »

Tout ça est (presque) oublié désormais. Dimanche, le Majorquin disputera, à 34 ans, sa 13e finale de Roland-Garros. Il n’en a encore jamais perdu une. « Je continue de faire des pas en avant, dit-il. J’en ai fait un aujourd’hui [vendredi] mais pour dimanche, cela ne suffira pas, il faudra que je joue encore mieux. » On ne se fait pas trop de soucis pour lui.