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« Le mieux c’est de foncer », Podoroska écrit l’histoire en toute sérénité

Roland-Garros : « Le mieux c’est de foncer », l’Argentine Podoroska écrit l’histoire en toute sérénité

TENNISLa 131e mondiale est devenue ce mardi la première joueuse à atteindre les demi-finales de Roland après être sortie des qualifications
Nicolas Camus

N.C.

A Roland-Garros,

Mais où s’arrêtera-t-elle ? Nadia Podoroska, 131e joueuse mondiale, a créé une immense surprise ce mardi en éliminant Elina Svitolina, tête de série numéro 4, en quart de finale de Roland-Garros. Grâce à cette performance, la joueuse argentine, pour sa première participation ici, est devenue la toute première joueuse de l’histoire issue des qualifications à atteindre le dernier carré du Grand Chelem parisien. Une sacrée performance au terme de laquelle l’intéressée est restée très zen. Comme pendant la rencontre.

« Un match contre une top 10, sur le Central… Cela faisait beaucoup de choses nouvelles pour moi aujourd’hui, mais le mieux dans ces cas-là c’est de foncer, ne pas trop penser, dit-elle. Il a fallu que je reste calme, et j’ai réussi à développer une bonne stratégie dans ce match. Au final, c’est beaucoup de joie et de satisfaction d’avoir pu si bien jouer sur ce court. »

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Podoroska, 23 ans, est dans la forme de sa vie. Victorieuse du tournoi de Saint-Malo il y a 15 jours, elle en est à 14 succès d’affilée avec les qualifications de ce Roland. Le genre de série qui permet de se sentir légère malgré l’accumulation de matchs. « Je me sens bien, fraîche, je n’ai pas de douleurs, assure-t-elle. Cette année j’ai beaucoup joué mais surtout beaucoup gagné, ça me donne confiance en mon jeu. »

Souriante en conférence de presse, d’une sérénité étonnante pour une fille qui a davantage l’habitude de jouer des tournois du circuit inférieur que d’arpenter les courts des Grands Chelems, l’Argentine sait pourtant qu’elle est en train de marquer l’histoire du sport de son pays. Elle est la première à atteindre les demi-finales à Paris depuis Paola Suarez en 2004.


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« Je n’ai pas trop regardé les réseaux sociaux depuis la semaine dernière, mais je sais que tout le monde me soutient là-bas », apprécie celle qui a bien failli arrêter le tennis il y a trois ans, quand une blessure au poignet l’avait empêchée de jouer pendant près d’une année. « J’étais tombée très loin dans le classement, et ensuite je n’avais plus d’argent pour refaire des tournois. C’est aussi la période où je me suis séparée de mon entraîneur que j’avais depuis 10 ans », raconte-t-elle. Une période sombre dont elle a su sortir pour enfin lancer sa carrière.

La semaine prochaine, elle entrera pour la première fois dans le top 50 mondial. Mais avant ça, elle peut espérer poursuivre son « rêve », comme elle avait qualifié son aventure dimanche après son 8e de finale, car elle aura forcément un coup à jouer jeudi face à Iga Swiatek ou Martina Trevisan. Si cette dernière, également issue des qualifications, la rejoint, ce Roland sera définitivement historique chez les femmes.