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Les Déchaînés veulent «libérer le tennis urbain» à Lyon via une appli

«Libérer le tennis urbain» ou comment les Déchaînés et leur appli de réservation de courts investissent Lyon

INITIATIVEAprès avoir lancé leur concept en juin 2017 à Paris, les Déchaînés permettent désormais aux Lyonnais de réserver des courts de tennis sans engagement...
Jérémy Laugier

Jérémy Laugier

L'essentiel

  • Remarquant que le système de cotisation annuelle au tennis n’était pas en phase avec les attentes de pratiquants peu réguliers, Nicolas Faydide a fondé les Déchaînés en juin 2017 à Paris.
  • Via un site et une appli, il permet à plus de 1.000 utilisateurs de réserver un terrain de tennis très simplement, sans engagement et sans être membre d’un club.
  • Après Paris et Rouen, les Déchaînés se sont également installés à Lyon depuis octobre dernier, avec pour l’instant six clubs partenaires dans la région.

Déclic, c’est le terme juste pour Nicolas Faydide quand il a réalisé qu’il payait 900 euros de cotisation annuelle, pour jouer seulement une quinzaine de fois au tennis. Classé 15 à 17 ans dans la région toulousaine, il s’est rendu compte, au gré de déménagements, à quel point « ce n’est pas un sport facile d’accès ». Depuis juin 2017, son projet à trois avec les Déchaînés est aussi simple qu’ambitieux : « Notre mission est de libérer le tennis urbain ».

Cette start-up permet à des joueurs de rapidement réserver un terrain en ligne après s’être créé un compte, « un peu sur le principe d’Airbnb », le tout sans engagement et sans être membre d’un club. Le tarif horaire moyen est de 16 euros par heure, avec la possibilité de louer sur place une raquette (10 euros) et d’acheter des balles neuves (8 euros la boîte). Après Paris et Rouen, le service s’est lancé dans la région lyonnaise en octobre dernier.

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Entre Paris, Rouen et Lyon, 10.000 créneaux sont réservés chaque mois

En attendant de convaincre la Ville de Lyon, Nicolas Faydide compte déjà six clubs partenaires du concept en périphérie, à savoir Pontcharra (Isère), Neyron (Ain), Charbonnières, Saint-Didier-au-Mont-d’Or, Saint-Priest et Oullins (Rhône). « Ils sont venus au culot taper à la porte et j’ai vite adhéré à leur superbe appli, explique Franck Graissaguel, président du TC Oullins. Nos courts étant tous inoccupés du temps de midi, on s’est dit que même 10 euros par mois seraient bons à prendre. Après trois mois de lancement, je suis très surpris d’avoir déjà récupéré 90 euros. »

Une réussite confirmée en quelques chiffres par Nicolas Faydide : 10.000 créneaux sont réservés chaque mois sur les 60 terrains proposés sur le site, entre Paris, Rouen et Lyon. Les Déchaînés ont été rejoints par un millier d’utilisateurs en France. « 20 % des clubs que nous contactons nous raccrochent vite au nez en nous annonçant que le tennis reste un sport de cotisations, reconnaît le fondateur du projet. Mais beaucoup sont conscients de devoir faire leur mue en raison de la baisse constante du nombre de licenciés. De plus, ils sont peu présents sur le web. »

« Un partenariat gagnant-gagnant »

Les utilisateurs, qui sont majoritairement « des joueurs ayant eu un niveau de 30/4 à 30/2 à l’adolescence et qui souhaitent reprendre le chemin des courts », se doivent d’être « flexibles ». Les créneaux disponibles le samedi sont sans surprise extrêmement rares. « On a bien conscience que la priorité est donnée aux clubs, indique Paul-Henry Layssac, qui a expérimenté le concept des Déchaînés en jouant avec un ami à Oullins. C’est hyper intuitif, le terrain était réservé en trois clics. Ça ne me serait pas passé par la tête de reprendre le tennis si je n’avais pas découvert ce site. Là, ça m’a même motivé à racheter une raquette. »

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Contrairement à l’appli Anybuddy (sur Paris et Lille), les Déchaînés sont les premiers à permettre des réservations dans la région lyonnaise. Prenant une commission sur chaque partie vendue par les clubs, ils tiennent « autant à rendre service aux clubs qu’aux utilisateurs ». « C’est pourquoi nous ne voulons pas être assimilés à Uber », précise Nicolas Faydide (29 ans). « Il s’agit selon moi d’un partenariat gagnant-gagnant », estime Paul-Henry Layssac. Du win-win sur le court et en dehors ? Même Lucas Pouille, en direct de l’Open d’Australie, devrait valider.