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Roland-Garros: Le sandwich est cher? On vous explique pourquoi
TENNIS•Le tournoi en vend près de 70.000 sur la quinzaine...Romain Baheux
A Roland-Garros,
Jeu. Avantage. Faute. Break. Re-jeu. Re-re-break. Re-avan… Tiens, on ne commencerait pas à avoir faim ? Ben si. Car aussi passionné soit-il, le spectateur de Roland-Garros reste un humain comme les autres, comprendre qu’il doit bien s’alimenter à un moment donné. Ce besoin primaire n’a pas échappé à la Fédération française de tennis (FFT) qui a rapidement compris l’intérêt de multiplier les points de vente de nourriture dans l’enceinte du tournoi. Et là, se pose LA question fatidique : combien ça coûte ?
Fin immédiat du suspense, ça n’est pas donné. On part sur un sandwich jambon-fromage, produit le plus populaire vendu à près de 70.000 exemplaires durant la quinzaine, à 5,50 euros, un menu hot-dog comprenant une boisson à 9 euros. « Le prix est toujours jugé trop cher de toute façon » glisse Edouard Bardon, directeur-adjoint de la FFT en charge des activités grand public. On le confirme, en tendant juste l’oreille en direction des ventres vides de la Porte d’Auteuil.
« Comme dans un wagon-bar de TGV »
« Ce n’est pas donné, j’ai l’impression de me faire un peu arnaquer, comme lorsque vous achetez à manger dans un wagon-bar de TGV, lâche Luc. Et pourtant, c’est le moins cher de ce qu’il y a dans le coin. » « Je suis parti sur le hot-dog. OK, c'est un peu cher, mais je n’avais pas prévu ma propre nourriture donc je n’ai pas trop le choix. Je suppose qu’on paie le cadre… », regrette Lucie.
Tout juste - « on a des contraintes importantes de stock dans l’enceinte, explique Edouard Bardon. Ce n’est pas facile de fournir les boutiques » - mais pas que. « On cherche à monter en gamme, à proposer un pain croustillant avec une bonne baguette, poursuit le directeur adjoint de la FFT. On n’est pas capables de faire un sandwich de boulangerie, mais on se bat pour de la qualité en respectant les intérêts de nos fournisseurs mais aussi des consommateurs. On subit une forte pression des prix nous aussi. »
Et une fois en bouche, ça vaut quoi tout ça ? Et bien, ça n’est pas trop mal. Si le hot-dog est ce qu’il y a de plus banal, le jambon-fromage se défend parfaitement (oui, on l’a testé nous-mêmes). « Franchement, ça n’est pas mauvais, explique Elodie, affairée à engouffrer un dernier bout de pain dans sa bouche. Là, je suis calée. Bon, je me dis quand même qu’ils doivent se remplir les poches avec ça. »
« On parle de quelque chose qui représente moins de 1 % du chiffre d’affaires, rétorque le directeur adjoint de la FFT. Nous, on essaie juste de proposer un service marchand à près de 15.000 personnes qui sortent en même temps d’un court une fois le match fini. » On a beau avoir la dalle, on est quand même là pour mater du tennis.


















