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RUGBYA quoi va ressembler la vie du XV de France sans Romain Ntamack ?

Coupe du monde de rugby 2023 : A quoi va ressembler la vie du XV de France sans Romain Ntamack ?

RUGBYLes joueurs et le staff du XV de France sont apparus sonnés mardi, au lendemain de l’officialisation du forfait pour cette Coupe du monde en France de Romain Ntamack, victime d’une grave blessure au genou samedi contre l’Ecosse
Romain Ntamack, ici samedi à l'échauffement sur la pelouse du stade Geoffroy-Guichard, avant d'affronter l'Ecosse et de subir sa grave blessure.
Romain Ntamack, ici samedi à l'échauffement sur la pelouse du stade Geoffroy-Guichard, avant d'affronter l'Ecosse et de subir sa grave blessure. - Mourad ALLILI/SIPA / SIPA
Jérémy Laugier

J.Lau. avec AFP

Pouvait-il y avoir pire coup dur au sein du XV de France, à moins d’un mois de l’ouverture de « sa » Coupe du monde de rugby ? Staff et joueurs des Bleus étaient en tout cas unanimes pour évoquer « un lundi pas facile », lorsqu’ils ont appris l’annonce du forfait de Romain Ntamack pour le Mondial. Victime d’une rupture du ligament croisé du genou gauche, samedi à Saint-Etienne, lors du match de préparation contre l’Ecosse (30-27), le Toulousain a reçu le soutien de tout le groupe tricolore.

« On ne va pas se mentir, on a tous passé hier une très mauvaise journée, a résumé mardi l’entraîneur des arrières du XV de France Laurent Labit. On avait dit très tôt que les blessures faisaient partie des expériences d’une Coupe du monde. On en avait parlé avec les joueurs car c’est malheureusement arrivé souvent. Là, ça tombe sur Romain qui est une pièce importante de notre groupe. »

C’est le moins qu’on puisse dire… Joueur le plus capé des Bleus (72 sélections), le centre Gaël Fickou évoque « un lundi pas facile malgré la victoire » contre l’Écosse, avec « une énorme pensée pour Romain », qui était encore présent mardi après-midi lors de l’entraînement de ses partenaires à Capbreton. « C’est compliqué, "Rom" je le côtoie au quotidien », a embrayé son coéquipier à Toulouse Thomas Ramos, habituel arrière qui l’a suppléé samedi à l’ouverture contre l’Ecosse, après sa blessure au genou gauche, qui n’inquiétait pas encore outre mesure Fabien Galthié à ce moment-là.

« Des solutions, on en a », insiste Laurent Labit

« Ça fait quelques années qu’il avait réussi à être un grand numéro 10 et le voir partir et quitter le groupe à quelques semaines de la compétition, c’est sûr que ça fait mal pour lui », poursuit Thomas Ramos. Ce forfait, qui ne doit pas faire oublier l’autre tuile du week-end, la blessure au mollet du pilier gauche Cyril Baille (absent cinq à six semaines), a immanquablement ouvert le débat sur son remplacement à la charnière aux côtés d’Antoine Dupont.

Un débat « qui aurait pu attendre 24 heures au moins par rapport à Romain », selon Thomas Ramos, cité comme possibilité avec les ouvreurs de formation Matthieu Jalibert et Antoine Hastoy. « Des solutions, on en a », a répondu mardi Laurent Labit, pas peu fier de rappeler « qu’il y a beaucoup de nations qui nous envient d’avoir autant de joueurs à ce poste-là ». Et ce avant donc de décrypter les trois solutions à disposition.

  • « Matthieu a une expérience internationale, on connaît ses qualités offensives et de facteur X. Avec sa vitesse, il peut être très dangereux avec le ballon. »
  • « Antoine est un joueur beaucoup plus "de système" et régulateur au niveau de l’équipe. Ça fait deux ans qu’il est avec nous. Quand on vit des tournées d’été, ça permet de développer des joueurs. Il est parti à La Rochelle, a été champion d’Europe, on considère que ce sont des matchs internationaux, surtout quand on gagne la finale au Leinster. »
  • « Thomas est un maître à jouer, un deuxième numéro 10 déjà sur le terrain. On a d’autres solutions qui sont différentes et pas dénuées de qualités. »

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Hastoy titulaire à l’ouverture, mardi à l’entraînement

Interrogé sur la perspective de quitter son poste d’arrière pour endosser celui d’ouvreur des Bleus et ainsi « être au cœur du jeu », Thomas Ramos a estimé « pouvoir dépanner à l’ouverture ». « Mais ça fait un petit moment que je n’ai pas joué à ce poste-là, et encore moins au niveau international, à part pour dépanner en fin de match, rappelle le joueur du Stade Toulousain. Il y a deux autres numéros 10 dans l’équipe, de très bons. Ça fait quelque temps que je joue à l’arrière. Si on me demande de passer à l’ouverture, je le ferai comme je l’ai toujours fait, mais je suis focalisé sur le poste d’arrière. »

Pour nourrir son propos, Thomas Ramos a expliqué mardi que les deux postes étaient « complètement différents » : « À l’ouverture, on doit prendre les décisions beaucoup plus vite. C’est pour cela qu’il faut un temps d’adaptation, encore plus au niveau international. Ce n’est pas 10 minutes de temps de jeu à l’ouverture qui vont faire que je vais jouer à ce poste-là ». Lors du premier entraînement de la semaine, mardi, visant à préparer le prochain match de préparation face aux Fidji, samedi à Nantes, c’est Antoine Hastoy qui portait la chasuble bleue de titulaire à l’ouverture, et Matthieu Jalibert celle de remplaçant. Reste à savoir si la hiérarchie sera la même, le 8 septembre contre les All Blacks, pour pallier la terrible blessure de Romain Ntamack.

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