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Critiqué par la famille Narjissi, Grill explique son absence en Afrique du Sud

Disparition de Mehdi Narjissi : Critiqué par la famille du joueur, Florian Grill explique son absence en Afrique du Sud

FFRLe président de la Fédération française de rugby a fait l’objet de vives critiques de la part des parents de Mehdi Narjissi, disparu depuis près de trois semaines au large de l’Afrique du Sud, où Florian Grill ne s’est pas rendu
William Pereira

W.P.

Florian Grill a-t-il manqué à son devoir de président de la Fédération française de rugby ? A l’occasion d’une conférence de presse qui s’est déroulée mardi à Agen, les parents de Mehdi Narjissi, porté disparu depuis près de trois semaines au large de l’Afrique du Sud, ont estimé que oui. Jalil et Valérie Narjissi reprochent l’absence de la figure suprême de la FFR aux côtés de la famille du jeune rugbyman, par opposition au soutien reçu par Agen, le Stade Toulousain, Castres, ou encore la Fédération sud-africaine. « On a l’impression que ce sont des bras cassés », a asséné la mère. « Où était le président [Florian Grill] pendant ce temps ? », a ensuite demandé son mari.

« Personne ne peut comprendre la douleur des Narjissi »

Dans une interview accordée à La Dépêche du Midi, Florian Grill se montre d’abord compréhensif. « Notre responsabilité, c’est d’être absolument transparent sur ce dossier. Et d’accepter la douleur, la colère, de la famille. » Avant d’essayer de justifier son absence en Afrique du Sud, où s’est déroulé le drame. « On était prêts à y aller. Sylvain [Deroeux, secrétaire général de la FFR] et moi, puis on a estimé que notre présence ne serait pas opportune. Je comprends que la famille nous en veuille, à la Fédération. Tout ce qu’on a pu faire paraît bien futile par rapport à la perte d’un fils. »

Grill se demande s’il n’a pas « mal analysé la situation » en rappelant tout de même qu’il s’était chargé d’annoncer en personne la disparition de Mehdi Narjissi à ses parents, avant de leur proposer des entretiens en visio, tous refusés. Il dit aussi avoir songé à démissionner au moment des faits. « Ma seule responsabilité, c’est d’assumer, dit le président de la FFR. Personne ne peut comprendre la douleur des Narjissi. »