XV de France : « Le chemin n’est pas terminé », annonce Fabien Galthié avant l’ouverture du Tournoi des VI Nations

Rugby Le sélectionneur des Bleus fait le point sur les ambitions de son équipe à deux jours du premier match du Tournoi des VI Nations 2023 en Italie

N.C. avec AFP
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Fabien Galthié à l'entraînement du XV de France à  Capbreton, le 28 janvier 2023.
Fabien Galthié à l'entraînement du XV de France à Capbreton, le 28 janvier 2023. — AFP

Un voyage à Rome pour lancer la conquête d’un deuxième Grand Chelem de rang, voilà le défi qui attend le XV de France, opposé à l’Italie dimanche en ouverture du Tournoi des VI Nations. De la première sélection du jeune ailier Ethan Dumortier à la visite de courtoisie du désormais ex-président de la FFR Bernard Laporte, le sélectionneur Fabien Galthié et son manager général Raphaël Ibanez ont balayé l’actualité de leur équipe, toujours en quête de progrès dans la perspective de la Coupe du monde dans huit mois.

Dumortier, première

« Ethan est venu participer aux entraînements à Marcoussis il y a deux ans, il naviguait entre Lyon et l’équipe de France à VII et il a fait forte impression quand il est venu travailler avec nous, explique Fabien Galthié. C’est un joueur qu’on suivait et qu’on avait envie de pousser vers cette forme d’éclosion et d’épanouissement, comme c’est le cas aujourd’hui avec son club de Lyon et aussi maintenant l’équipe de France. Il émerge aujourd’hui dans notre XV de France, il est venu chercher le maillot. »

Ramos plutôt que Jaminet à l’arrière

« C’est compliqué mais c’est pour ça que cette équipe est performante. Melvyn a envie d’être dans les quinze, d’être sur la feuille de match, de porter le maillot. Thomas Ramos en a envie, Romain Buros aussi. Tout le rugby français, tous les arrières qui peuvent jouer pour l’équipe de France, en ont envie, note le sélectionneur des Bleus. Aujourd’hui, c’est Thomas Ramos. Il a répondu présent au mois de novembre, dans un contexte particulier, et il est revenu chercher le maillot avec autorité. Melvyn Jaminet, lui, a fait de très bons entraînements et retrouve la plénitude de ses moyens après sa blessure. L’émulation est là. Elle apporte beaucoup de force et de compétences à notre projet. »



Aller chercher un second titre plutôt que le défendre

« Cette question, on se l’est beaucoup posée avec nos leaders et ils ont été unanimes : l’équipe veut continuer. Nous avons été seconds lors des deux derniers Tournois puis nous avons décroché un premier Grand Chelem. Nous considérons, ils considèrent, que le chemin n’est pas terminé : nous allons être meilleurs, nous allons progresser, annonce Fabien Galthié. Notre équipe est encore en dessous d’une équipe à maturité internationale, au niveau de l’âge, au niveau des sélections ou de l’expérience. Quoi qu’il arrive, nous allons continuer à progresser. »



L’Italie est « magnifique »

« L’Italie est solide, c’est une équipe dynamique, en plein essor, en retour au premier plan. Elle est magnifique », note Raphaël Ibanez. Fabien Galthié enchaîne : « Nous avons préparé l’Italie à notre manière, en laissant peu de chance au hasard, en préparant le chaos, les scénarios… Rome, le Stade olympique sublime, les Italiens magnifiques, en reconquête. C’est un adversaire sublime, un défi extraordinaire. »

  • Les affaires à la FFR

« On était bien occupés pendant ces premières semaines de préparation du Tournoi, très loin des préoccupations que l’on pouvait ressentir au niveau des agitations politiques. Notre mission est exclusivement sportive, souligne Raphaël Ibanez. Hier soir [jeudi], nous avons invité Bernard Laporte auprès du groupe, auprès de nous : l’organisation de la Coupe du monde en France, c’est lui ; les motivations profondes pour disputer cette compétition chez les joueurs viennent de là ; le dispositif actuel, les conditions d’entraînement et le staff, c’est lui aussi… »