Coupe du monde de rugby : « On a été battus par meilleurs que nous », Steve Hansen est beau joueur après la défaite des All-Blacks
RUGBY•Le sélectionneur néo-zélandais a admis la supériorité des Anglais en demi-finale du Mondial 2019A.L.G. avec AFP
Après la débacle de son équipe en demi-finale de Coupe du monde face à des Anglais survoltés, Steve Hansen, le sélectionneur néo-zélandais, n’a pas souhaité se chercher d’excuses. Il a ainsi commencé son speech en saluant la performance des hommes de son ami Eddie Jones.
« Félicitations à l’Angleterre, elle mérite de gagner, a-t-il lancé dès son arrivée en conférence de presse d’après-match au stade de Yokohama au Japon. L’équipe qui a le mieux attaqué le match l’a emporté. »
« Pas de honte »
Pour Hansen, « il n’y a pas de regrets à avoir, on a été battus par meilleurs que nous. Il va falloir se reconcentrer pour le match de la 3e place et sortir par le haut. On est déçus, mais là on a joué du mieux qu’on pouvait […]. Il n’y a pas de honte à perdre contre une bonne équipe comme ça, mais ça fait mal. »
Beau joueur quand il s’agit d’évoquer la perf' du XV de la Rose, le sélectionneur des All-Blacks n’a en revanche pas aimé la question d’un journaliste, qui lui demandait si la défaite de son équipe était due à un manque d’envie après les deux derniers titres de champion du monde. « Si on n’avait plus faim après nos deux derniers titre mondiaux ? C’est une question irrespectueuse, a-t-il répondu. Venez à un de nos camps d’entraînements et vous verrez. On avait faim mais on a perdu contre une équipe qui avait plus faim que nous. »
Après cette défaite logique face au XV de la Rose, les All-Blacks ne réaliseront pas l’exploit historique et encore jamais réalisé de remporter trois Coupes du monde de suite. Le prochain rendez-vous de ses joueurs à l’occasion du match de la troisième place, vendredi face au perdant de l’autre demi-finale entre le pays de Galles et l’Afrique du Sud, aura nettement moins de saveur.
D’ici là, Steve Hansen aura tout le loisir d’aller descendre quelques bières avec le sélectionneur anglais Eddie Jones, son bourreau du jour, comme les deux hommes se l’étaient promis.


















