Coupe du monde de rugby : « En amour comme à la guerre tous les coups sont permis », le coach des Blacks s'amuse de l'histoire d'espionnage des Anglais

RUGBY Steve Hansen connaît bien eddie Jones, et toutes ces déclarations anglaises l'ont fait bien fait marrer

N.C. avec AFP

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Eddie Jones (à gauche) et Steve Hansen, respectivement sélectionneurs de l'Angleterre et de la Nouvelle-Zélande, se livrent à une belle bataille verbale avant la demi-finale de la Coupe du monde.
Eddie Jones (à gauche) et Steve Hansen, respectivement sélectionneurs de l'Angleterre et de la Nouvelle-Zélande, se livrent à une belle bataille verbale avant la demi-finale de la Coupe du monde. — Gabriel BOUYS, Odd ANDERSEN / AFP

On se marre bien dans cet avant-choc intergalactique entre l’Angleterre et la Nouvelle-Zélande, samedi, en demi-finale de la Coupe du monde de rugby. Après le show Eddie Jones, bien secondé par son adjoint sur cette histoire d'espionnage orchestré par les All Blacks, le sélectionneur néo-zélandais Steve Hansen a répondu jeudi. Avec hauteur et humour, pour le plus grand plaisir des médias.

«Eddie (Jones) et moi savons qu’en amour comme à la guerre tous les coups sont permis. Et Eddie sait qu’en temps de guerre il faut vous (les médias) donner un peu de distraction, a déclaré Hansen dans un sourire en conférence de presse. C’est le meilleur "piège à clic" au monde : dire que quelqu’un vous espionne. »

Hansen a qualifié son homologue anglais de « sacré bon gars » et de « très bon entraîneur », en rappelant que Jones n’avait pas directement pointé du doigt les Néo-Zélandais concernant cette caméra : « Il n’a pas dit que c’était nous. Il a fait très attention à ne pas le dire ». Certes. C’est son adjoint, John Mitchell, qui s’en est chargé le lendemain.

« Tout le monde a sauté sur cette histoire. Au moins cela nous a permis de bien rire. Nous n’y croyons pas », a continué Hansen, ajoutant que Jones l’avait contacté mais « pas à propos de ces allégations ». « Nous nous sommes bien marrés », a-t-il même déclaré. Pour espérer remporter une troisième Coupe du monde d’affilée après les sacres de 2011 et 2015, les All Blacks venir à bout de l’Angleterre, une « merveilleuse équipe lors de ces quatre dernières années », a estimé le technicien.