Les adversaires des Bleus (1/4): L'Argentine a des ambitions de plus en plus élevées

RUGBY Présentation (un peu) second degré du premier adversaire des Bleus

N.C.

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Les Argentins seront les premiers adversaires des Bleus lors de la Coupe du monde, le 21 septembre 2019.
Les Argentins seront les premiers adversaires des Bleus lors de la Coupe du monde, le 21 septembre 2019. — Themba Hadebe/AP/SIPA

Ah, ce « premier match qui va décider de tout » dans ce groupe de la mort. L’Argentine et la France, amenés à se disputer la deuxième place qualificative derrière les Anglais, se rencontrent dès la première journée. Malheur au perdant, donc, dans une configuration qui nous rappelle de très mauvais souvenirs : la bouillie du match d’ouverture en 2007, au Stade de France. On a hâte et on a un peu peur d’être à samedi, 9h15, pour le coup d’envoi.

A quoi ressemble leur équipe ?

C’est bien simple, 95 % de l’ossature des Pumas est composée de joueurs des Jaguares, qui viennent d’atteindre la finale du Super Rugby, le championnat des provinces de l’hémisphère sud. Autant dire qu’ils se connaissent par cœur, et qu’ils forment un collectif ultra cohérent. Ajoutez à cela quelques joueurs évoluant dans le Top 14, comme l’ouvreur du Stade Français Nicolas Sanchez, Ramiro Herrera (Stade Français également) ou Facundo Isa (Toulon) – présents malgré la règle disant qu’aucun joueur évoluant à l’étranger ne peut théoriquement être sélectionné –, et vous obtenez un ensemble expérimenté et talentueux.

Le chiffre à retenir

9. Les Argentins restent sur neuf défaites de rang, dont la dernière, très large, face à l’Afrique du Sud à la maison (46-13), qui leur a fait très mal au moral.

C’est quoi leur objectif ?

« Les gars se préparent toute l’année pour être champions du monde. Il faut rêver en grand », dit le sélectionneur Mario Ledesma. Alors battre les Bleus, ok, peut-être, mais pour le reste faut pas pousser non plus, même si les Argentins sont en constante progression au niveau mondial. Le site « rugby vision » prédit à l’Argentine 0,3% de chance d’être sacrée. On a vérifié, c’est peu. Vu le tirage, atteindre le dernier carré comme il y a quatre ans sera déjà considéré comme une très bonne perf au pays.

Comment ils vont nous battre ?

On vous aurait bien fait une présentation Powerpoint en dix slides pour vous dire comment ils allaient nous pousser à la faute dans les rucks pour nous écraser, mais on a privilégié l’audace, avec le scénario météo. Le 21 septembre au matin, un typhon arrive sur Toyko et vient perturber le bon déroulé de la rencontre. Le match est arrêté à la pause. En tête grâce au pied de Nicolas Sanchez, qui a puni les fautes de main françaises, les Pumas sont déclarés vainqueurs. Et oui, c’est écrit dans le règlement spécial intempérie de la compétition (qui existe vraiment c’est pas une blague). Moche, mais ça compte.

S’il y a un mec à connaître…

Arrivé au rugby à seulement 17 ans, Pablo Matera est déjà, sept ans plus tard, le capitaine des Pumas. Talentueux et charismatique, le troisième ligne est une star en Super Rugby. Il a d’ailleurs été élu homme du match lors de la dernière finale, malgré la défaite. Après un Mondial 2015 très réussi, il a tout pour être l’une des grandes stars de cette édition. Il rejoindra ensuite le Stade Français, qui l’a engagé à partir de 2020.

La phrase qui nous fait marrer

« Si l’Angleterre jouait en Super Rugby, est-ce qu’on atteindrait la finale ? Je peux vous garantir que oui ». Eddie Jones, le sélectionneur anglais, aime remettre les choses – et les Argentins sur ce coup – à leur place. Interrogé récemment sur le bon parcours des Jaguares dans le championnat de l’hémisphère sud, qui a émoustillé tout le monde à l’approche du Mondial, il a sorti son plus beau climatiseur. Enfonçage de clou is coming : « Les Jaguares qui marchent fort en championnat, ce n’est pas assez pour me convaincre qu’ils sont si forts que ça ». Allez, next